Tu es seule dans un sauna, tes pensées vagabondent, tu t'imagines entièrement livrée à ma bonne volonté, tu deviens mon esclave, cette
chaleur t'aide à t'abandonner en toute simplicité. Tu es allongée sur le ventre, une serviette est déposée sur le bas de tes
reins, on aperçoit la naissance de ta raie...
La moiteur se fait de plus en plus ressentir, tu as l'impression que je suis là à tes côtés, que je te regarde, que je t'observe te
prélasser ainsi à ton bon plaisir. Pourtant tu es seule, absolument seule. Aucun son n'émane de cette cabine, tu t'abandonnes, tu te fais de plus en plus voluptueuse.
Les pores de ta peau libèrent leurs toxines, des gouttes d'eau apparaissent ça et là prêtent à parcourir ton corps dans ses moindres
détours. Tu ressens des palpitations au creux de tes hanches, ton bouton nacré ne demande qu'à être caressé. Sans même t'en appercevoir, ton bassein commence à onduler, tu essaies
inconsciemment de répondre à l'appel impreceptible de tes sens. Que cette chaleur est délivrante, enivrante, délassante...
Cette moiteur te fait sombrer dans une demi conscience propice à tous les rêves, à tous les désirs, si seulement un homme, des hommes,
non, juste des sexes, pouvaient entrer dans la cabine, tu les sucerais. Les uns après les autres, leur vidant les couilles comme la gourmande que tu es. Mais tu es seule, personne n'est là pour
te délivrer. Tu repenses à ton Maître, lui seul pourrait te délivrer de cet asservissement à tes sens pour que tu deviennes son esclave, asservie non plus à tes désirs mais à ses
désirs.
Tu te relèves, changes de position pour ne pas sombrer, tu essaies de repousser ce désir que ne pourra aboutir que sur davantage de
frustration puisque tu es seule. En t'asseyant tu rassembles tes pensées, tu essaies de penser à ce que tu feras demain. Pourtant une seule idée te vient à l'esprit, "je veux baiser, oui demain je veux me faire baiser". Lasse, tu t'abandonnes, l'effort est vain et l'idée du plaisir est bien trop irrésistible
pour que tu puisses les semer dans le dédale de tes pensées.
Une goutte s'échappe de ta chevelure, elle descend lentement le long de ton
cou. Tu te mets à imaginer que cette goutte c'est moi. Je descends lentement, je prends mon temps car je veux que tu t'abanonnes entièrement, je veux devenir de plus en plus chaude, je
veux devenir brulûre sur ton corps. En descendant j'amasse d'autres perles de sueur, de goutte je deviens flot. J'arrive sur tes seins, je me love sur ton mamelon qui se dresse brûlant de désir
au seul contact de mon humidité. Tu tressailles, tu délires, des centaines de frissons te parcourent, je poursuis néanmoins mon chemin, bien décidé à ne te laisser aucun répit, mon voyage sur
ton corps te fait défaillir, je parcours le fin duvet qui recouvre ton ventre, j'arrive au nombril où je trouve un lac de désir, je m'y agglomère et le fait déborder, tes barrages cèdent sous
la pression. J'étais une goutte, je suis devenu un flot, désormais je suis un fleuve, je ruisselle. Puisque je suis fleuve, ma descente s'accélère logiquement. Tu m'attends en un endroit bien
précis de ton corps, tu me laisses accourir emportant tout sur mon passage. Enfin j'arrive à ta source, je me noies dans un ruissellement qui jaillit depuis déjà longtemps de ton
antre.
C'est à cet instant que folle de désir, tu souhaites te joindre à mon
voyage, tes mains descendent le long de ton corps, suivent le parcours sensuel décrit quelques secondes auparavant. Tu caresses ta nuque, tu pinces tes tétons, les tends à les rompre, ils
brûlent, il crient pitié violentez nous, libérez nous, puis tu effleures ton ventre pour enfin rejoindre cet océan de désir qui es né en toi au fil de mon escapade, tes mains enserrent tes
lèvres, les dessinent de leur forme.
Il n'en faut pas d'avantage pour qu'un raz de marée te submerge, ton corps
se tétanise sous la puissance des vagues, la chaleur du sauna est fraîche comparée au volcan qui vien d'exploser en toi. La chaleur se diffuse, tu ne penses plus, tu n'es plus en mesure de
penser. Tes pensées ont explosées en un million de petites gouttes de rosée éparpillées sur une immense prairie. La chaleur qui t'habite contraste avec la moiteur du sauna, tu te mets à
frissonner de tout ton corps, c'est à ce miment que tu reprends pied dans la réalité, que c'était bon de t'abandonner ainsi en pensant à moi. Pourtant je ne suis pas là, tu es seule.