Mercredi 28 novembre 2007
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Mercredi 28 novembre 2007

sc--ne-de-rue.jpg Un couple Danois d'une trentaine d'année s'est récemment égaré dans le hall de gare de Koeg (ville proche de Copenhague). Désorientés par des températures matinales que l'on devine très rigoureuses, le couple c'est accaparé la salle d'attente de la gare pour mettre à profit le temps d'attente qui les séparait du prochain train. C'est donc tout naturellement qu'ils se sont livrés dans ce lieu peu commun aux ébats réservés habituellement au domicile conjugual. Les Danois étant des gens très polis, ils ont préférés laisser le Monsieur et la Dame en tête à tête, et attendre le train sur les quais, bravant ainsi le froid glacial. Seulement voilà n'est pas viking qui veut, le froid faisant vite son office, certains n'y tenant plus ont signalé au chef de gare qu'ils ne pouvaient décemment pas déranger le couple et profiter ainsi de la chaleur de ce délicieux abri. A croire que la Police Danoise est elle aussi extrêmement compréhensive, ayant été appelée en renfort elle a simplement conseillé au couple trentenaire de retrouver leur lit à l'abri des regards indiscrets. Ni l'homme, ni la femme ne s'étant déshabillé (cette salle d'attente ne devait, tout compte fait, pas être si chauffée), on ne pouvait légalement pas reprocher à ces jeunes gens charmant un quelconque attentat à la pudeur. Aucun doute sur ce point : les Danois savent vivre !

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Mardi 27 novembre 2007
Les données sont si simples. Nos mondes sont parallèles et nos chemins ne se croiseront peut être qu’en de si rares occasions. Pourtant les liens sont évidents. Nos géométries se construisent en des cercles concentriques appelés à se chevaucher.
 
Un théorème secret que nous sommes les seuls à avoir découvert. Une révolution qui n’appartient qu’à nous. De multiples centres, et pourtant toujours un mot, un seul, jouissance. Nous seuls, découvreurs de ce nombre d’or qui nous est cher. Tu es a moi, je suis pour toi. Ce pourrait être la synthèse de notre équation. Une équation ô combien complexe. Tu me résistes, je cède. Je définis l’ordonnée, tu traces les points qui la rendront réelle. Deux réalités qui se croisent en une seule et même dérivée, fonction autonome de nos mondes enfouis.
 
Je détaille chacune de tes courbes, je devine les lignes que je ne connais pas, je les prolonge à l’infini jusqu’à ce qu’elles devienne ma réalité. Je les plie à ma guise, les dessine selon ma volonté, aplanissant tes réticences, dépassant mes attentes, tu t’inclines à la contrainte. Une réalité qui prend corps dans mes propres dimensions. Elle m’apaise, s’installe, et reste. Le dessin est harmonieux, exigeant, une figure géométrique ou s’entremêle des lignes fermes, équilibres précaires, toutes emplies de voluptueuses circonvolutions.
 
Ton prolongement est fait de courbes qui me tourmentent. Tes yeux noisettes jouent à brouiller mes pistes. Je suis le maître des règles, je définis la mesure, courte, distante, rapprochée, et toi tu t’appliques à suivre les traces que je te donne. Et pourtant ta géométrie devient ma géographie. Je te prolonge jusqu’à ce que ta réalité prenne corps. Un corps à corps avec mes pensées, des désirs accordés sur des ondes identiques mais parallèles.
 
Une courbe, douce, progressive, suggérant un visage délicat et joyeux. Je poursuis la pente, deux ascendances, délicieuses abondances. Extatique je joue, je dresse, je réhausse, je tire vers le haut, j’incline vers le bas. Un souffle, un râle, une envolée, douleur précieuse. Les pointes s’étirent, larges, en des angles suggestifs.
 
Vient la dépression, la face cachée, la chute des reins, immédiatement courbe, affolante, diaboliquement arrondie, une envie, la briser, l’affronter, laisser les vagues affluer, s’échouer, violemment, paroxysme d’une chaleur enivrante, ondes de choc se propageant à ton centre. Un pic, une arrête, un gouffre, projection de vertigineux abysses, dangereusement hypnotiques. Source de toute chose, unicité du lieu, pluralité des possibles. Alchimie complexe, pierre philosophale, douleur lancinante, plaisir décuplé.
 
image35.jpg Je n’ai qu’une issue, la tangente. Droite, fière, elle s’érige. Elle se dresse, une évidence, une incontestable évidence. Tes lignes la nourrissent. Elle grandit, progresse, atteint son optimum gage d’une prochaine délivrance. Des points entêtants, fixes, répétitifs, rythmés par des formes lascives, tes formes. Je l’enserre, la protège, la réchauffe. La sensation est douce. La base s’en contente.
 
Un acier, alliage improbable de chaleur et de douceur. Concentration des sensations, un point, épicentre, ni passé, ni avenir, un présent. Une constante l’accaparer, la posséder, jouir d’elle, pleinement, elle est là, réelle, absolument concrète. Présente, ici, en ce point, nul autre lieu, nulle autre réalité. Je tiens la ligne, elle se tend à l’infini, s’amenuise, se prolonge, et enfin… cède.

Je remonte, serre, dépasse, emprunte le chemin inverse. Plusieurs fois. Nos univers se joignent. Nos inconnues se réduisent en une somme si évidente à résoudre. Un seul but, un objectif, accélérer, ralentir, accélérer, rendre la caresse légère, douce, chaude, insistante, patienter sur le sommet, serrer, redescendre, glisser. Suivre la pente. L’axe est ferme, étonnant, viril et pourtant doux.
 
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Jeudi 22 novembre 2007

Soucieux de mon plaisir, de son plaisir, de parfaire mon éducation, l’archange m’a demandé d’aller plus loin aujourd’hui.
 
J’ai dû retirer mon string, comme il me le demande assez régulièrement et aller me caresser dans les toilettes de mon lieu de travail. J’ai été interrompue … mais cela a suffit pour me faire dégouliner …
 
A mon retour après la pause, notre conversation a pris une tournure très coquine. Il bandait pour moi et j’étais très excitée de son état. C’est la première fois qu’il m’avouait son désir aussi franchement.
 
Il m’a donc lancé un nouveau défi … me caresser dans mon bureau … avec tout ce que cela comporte comme risque. L’excitation était la plus forte, mon désir de le satisfaire à la hauteur de son envie …
 
J’ai donc obéi, remonté ma jupe sur mes cuisses. Je sentais ma mouille couler entre mes lèvres au fil de nos échanges sur msn. L’imaginer bander pour moi était la cerise sur le gâteau !
 
Il m’a demandé de pincer mes mamelons, d’abord doucement, puis plus fort … ils sont vite devenus très durs et sensibles, pointant sous mes vêtements. La cyprine en coulait davantage, mes lèvres sont devenues sensibles aux frottements … il m’a donc demandé de me frotter sur le siège … mon clitoris était au supplice.
 
IL m’a alors donné l’autorisation de glisser un doigt dans ma chatte et de lécher mes doigts. J’adore faire ça, mon jus est très salé, on croirait boire la mer …
 
Ensuite, j’ai eu pour ordre de trouver un stylo de belle taille … un marqueur trainant sur mon bureau est donc devenu un sex toy tout à fait inattendu. Je l’ai glissé en moi, les jambes bien écartées. Un doux flop flop est venu accompagner ma caresse, augmentant ainsi mon désir de bien faire et de satisfaire mon archange. Mon autre main est partie à la recherche de mon précieux bouton pour le calmer du feu qui le rongeait …
 
Mais des pas se sont fait entendre …
 
J’ai retiré ma main, le marqueur planté profondément en moi et l’archange m’a demandé d’aller me satisfaire dans les toilettes. Etrange démarche que celle que je devais avoir. IL fallait que l’intrus reste fiché en moi, qu’il ne se dérobe pas … pas facile avec tout ce lubrifiant naturel.
 
Enfin je me suis enfermée dans la cabine protectrice. Je me suis assise sur le bord de la cuvette et j’ai continué à m’astiquer de plus belle en me caressant le clitoris. J’ai ouvert mon chemisier, libéré mes seins … quel spectacle !!! imaginer qu’on pouvait me voir n’a fait qu’augmenter mon excitation de petite chienne en chaleur. Et là, j’ai joui … silencieusement, profondément … Un flot de cyprine a coulé sur l’objet le faisant immédiatement ressortir de mon sexe gonflé et sensible.
 
J’ai vite repris mes esprits, rangé mes seins dans leur corbeille de dentelle, reboutonné mes vêtements, réajusté ma jupe. De retour dans mon bureau, j’ai placé le marqueur sur mon bureau … il était encore luisant de ma mouille. J’attends qu’il sèche … et qu’un de mes collègues viennent me l’emprunter …

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Jeudi 22 novembre 2007
Ma petite Lilith et moi même avons eu une longue discussion ce matin, une discussion tantot légère, tantot très personnelle.


stepped-on.jpg Depuis quelques temps ma délicieuse soumise a envie de s'offrir une petite séance de domination avec un homme. A contrario des liens que nous tissons, elle serait alors la Maîtresse et sa proie deviendrait son objet, son sex boy comme elle le dit. La miss est partie en chasse et a débusqué un homme la quarantaine prêt à lui offrir son corps. Une première pour lui aussi. Une initiation à la domination pour elle, à la soumission pour lui. Une domination que certains pourront juger comme soft. Mais les premiers pas étant les plus difficiles à faire, on ne lui reprochera pas d'évoluer à son rythme, selon ses envies et ses fantasmes du moment.
Lilith a eu le mérite de ne pas me cacher cette rencontre, je m'y suis donc associé pleinement en construisant le scénario qui fera de cet homme un esclave soumis au moindre désir de ma Maîtresse. Un scénario qui consacrera ma soumise comme une Maîtresse digne de son Maître.


Depuis plusieurs jours Lilith met en image les caresses et punitions qu'elle prodiguera durant cette première séance. Depuis plusieurs jours Lilith m'imagine dans cette pièce les observant d'un air bienveillant, comme un guide lui insufflant confiance et détermination. Il y a quelques nuits elle s'est caressée à l'idée de ma seule présence. J'aime cette idée d'occuper ses pensées au travail comme dans sa vie quotidienne. Ce matin notre discussion a évidemment dériver. Elle devait partir en réunion, nous venions de discuter des derniers préparatifs indispensables au bon déroulement de sa petite séance de sensation forte, je la sentais humide comme elle le dit si bien, je ne m'étais pas trompé je ne lui ai donné qu'un ordre, un seul, et la voilà docile, passant de Lilli la rebelle à Lilith la docile. "Enlevez votre string comme j'aime que vous le fassiez, passez aux toilettes avant votre réunion, et caressez vous un peu en pensant à nous".

Voici son compte rendu :


A votre demande, je suis donc allée retirer mon string dans les toilettes. Debout contre le mur, j'ai commencé à me caresser ... quelqu'un est arrivé, a essayé d'entrer, a vu que les toilettes étaient occupées ... je n'ai pas cessé de me caresser pour autant. J'étais toute humide et je serais bien allée jusqu'à me faire jouir mais cela aurait pris trop de temps.
 
Je suis donc ressortie et j'ai dû affronter le regard de la personne qui attendait, une inconnue ...
 
Je me suis ensuite rendue auprès des collègues qui m'attendaient ! nous étions un petit groupe, et sommes restés debout à discuter et plaisanter. Tout ce temps j'ai frotté mes cuisses l'une contre l'autre en croisant mes jambes. Cela a prolongé la caresse que j'avais commencé à me prodiguer dans les toilettes. C'était amusant et un peu perturbant de me laisser ainsi aller alors que j'étais en compagnie d'autres personnes.
 
De retour dans mon bureau, j'ai croisé 3 collègues masculins assez "remontés" qui n'ont pu s'empêcher de me mettre en boîte et de faire des allusions sur mon décolleté (pourtant fort raisonnable aujourd'hui). J'étais d'autant plus amusée qu'ils ont fait une allusion à ma petite culotte ... allusion à laquelle j'ai répondu que je n'en portais jamais le jeudi !!
 
Me voici maintenant à mon poste après mon déjeuner ... le string est toujours dans mon sac à main ... ma chatte ne demande qu'à dégouliner à votre demande ...

N'est elle pas délicieuse ma petite soumise ? Evidemment je n'allais pas me priver de la malmener un peu, d'autant qu'elle n'avait pas suivi mes consignes. Comme elle le sait j'aime qu'elle enlève son string sans quitter la chaise de son bureau, elle sait alors qu'elle se doit de déposer ce vulgaire petit morceau de tissu sur son bureau à la vue de tous ces collègues. Sa seule excuse était de n'avoir pas compris. Elle n'a donc pas respecté mes directives en inversant sciemment les lieux. Puisque les lieux avaient été inversés, un seul moyen pour qu'elle puisse se faire pardonner : elle devait se caresser dans le lieu où n'importe qui pouvait l'interrompre, à savoir dans son bureau.


Elle vous racontera la suite mieux que moi.

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Mardi 20 novembre 2007

Celle que je suis devenue

 
 
Chapitre 4 : Maîtrise
 
 
La porte était désormais close, le jeune inconnu me regardait sans trop bouger, interdit mais impatient. J’avais pris les rennes, il comprenait vite, c’était à moi de donner les directives, à moi de lui dire que faire, à moi de l’autoriser à me toucher, à moi de le baiser, d’exploiter son corps jusqu’à plus soif. L’espace était exigu mais fonctionnel, les toilettes sur la droite, 30 centimètres et le lavabo sur la gauche en surplomb. Un petit miroir sali par les éclaboussures de savon, quelques graffitis ça et là, une odeur d’urine atténuée par des parfums industriels, suffisamment légère pour ne pas être trop désagréable. Vous m’auriez posé la question quelques heures plus tôt, j’aurai nié pouvoir faire l’amour dans un endroit comme celui-ci, un peu trop glauque pour moi. Et pourtant je vous assure qu’une fois dans la cabine à aucun moment ne m’est venue ce genre de pensée. Tout ce que je voulais c’était ma petite dose, la prendre à ma façon. Une idée fixe, un mot, un verbe qui revenait sans cesse comme un écho sans fin, baiser, baiser, baiser.
 
 
Je lui ai ordonné de baisser son jean, et automate bien programmé, il s’est exécuté. Il portait un petit shorty blanc avec ouverture horizontale. Son membre était tellement tendu que, surprise, son gland s’échappait à moitié par l’ouverture. J’avais envie de le sucer, de le pomper, de le vider, mais tous les deux debout dans cet endroit minuscule, je n’avais pas la place pour me baisser et faire du bon travail. J’ai posé ma main sur son torse en poussant légèrement pour qu’il comprenne qu’il devait s’asseoir. Une fois en bonne position, je me suis accroupie, mes mains se sont posées sur ses hanches, mes lèvres ont échouées à quelques longueurs de sa queue encore cachée par le coton blanc. Son gland dépassait toujours, je me suis appliquée alors à lui donner quelques petits coups de langues sans le dégager complètement du tissu qui lui servait de cocon. Je l’entendais soupirer, je continuais, lui jetant quelques regards de chienne de temps en temps, un petit sourire mutin fixé au coin des lèvres. Que c’était bon d’avoir cet homme à moi, là, à ma merci. A force de laper sa queue comme un petit animal sauvage, son bassin a commencé à vouloir m’échapper, il était évidemment beaucoup trop tôt pour le laisser décharger. Il fallait donc lever le pied, lui laisser un peu de repos, ç’aurait été tellement dommage de gâcher tout ce sperme de la sorte. Je me suis installée sur le petit plan de travail du lavabo, j’ai remonté ma jupe sur mes hanches de façon à ce que l’inconnu puisse bénéficier d’une vue sans pareille sur ma petite chatte. Mon pied droit s’est posé sur son genou gauche.
 
 
35.jpg Il me regardait hypnotisé. Enfin, disons qu’il regardait surtout le dessin de mon string, string que mes doigts ont écarté pour qu’il puisse mâter à sa guise. « Branle toi !», ça n’était pas sa voix mais bien la mienne qui lui ordonnait de retrouver ses jeunes années, seul dans les toilettes à s’astiquer le manche. « Approche toi, approche ton visage. Stop. Arrête toi ici, tu es suffisamment proche ». Il en profita pour dégager son sexe entièrement, une belle queue ni trop longue, ni trop grosse, une queue très esthétique, très belle en fait. Il suivait mes ordres à la lettre complètement halluciné de vivre une réalité proche du rêve. Mon sexe était humide, luisant de mouille, très odorant pour le coup. Ce petit jeu très voyeur avait le don de m’exciter au plus au point. Pourtant il ne me touchait pas, il ne faisait que me regarder. Moi je jouais avec mes lèvres les écartant, les pourfendant, les malaxant avec douceur et volupté. Je me faisais chatte, j’étais chatte. Après plusieurs secondes de ce petit jeu pervers, je décidais de reprendre la main et de passer la vitesse supérieure.
 
 
« Donne moi ta main, et cesse de t’astiquer comme un gamin, on va passer à autre chose maintenant, on va jouer aux grands »
« Oui Madame ».
 
 
Ce jeune homme était vraiment l’objet parfait que toute femme devrait avoir à sa disposition lorsque l’envie se fait sentir. Poli, éduqué, et surtout à disposition. Je posais sa main sur mon sexe qu’il se mit à caresser instinctivement, imprégnant ses doigts de ma cyprine, du haut vers le bas, puis de bas en haut. Il ne s’est pas vraiment attardé sur mon clitoris, quel dommage… mais enfin, on ne peut pas éduquer un jeune homme en seulement quelques minutes, tient à ce propos, quel âge a-t-il ?
« Tu as quel âge jolie petite queue ? »
« 20 ans » fit il en arrêtant ses caresses d’une voix hésitante.
« N’aie crainte cela ne me gêne pas que tu sois si jeune au contraire… ne t’arrête pas de me caresser, sois gentil »
 
 
Il repris alors progressivement ses caresses, et cette fois, je sentis en lui quelque chose se rompre, comme s’il avait franchi un cap, je n’avais plus besoin de lui dire quoi que ce soit, il suivait le chemin tout seul, comme un grand garçon, comme homme serait plus approprié. Il se mit à me doigter, à lécher ma chatte, tantôt doux, tantôt bestial. Que c’était bon, mon corps suivait la progression de ses doigts en moi, mes hanches allaient à sa rencontre, en redemandant encore d’avantage à chaque fois que ses doigts prenaient le chemin de la sortie. Deux doigts tout au fond, ses phalanges repliées heurtant l’entrée de ma chatte, une langue agile, douce, insistante. Et vas y que je te baise, de plus en plus vite, de plus en plus fort, mon souffle s’accélérait, mes gémissements se faisaient de plus en plus évocateur, et lui continuait à me pistonner comme ça sans cesse aidé dans sa tache par mon liquide généreux. Le plaisir montait inexorablement, aucun doute sur ce point, j’allais jouir sans tarder. J’ai saisi ses cheveux au dessus de sa nuque, tiré vers le bas pour qu’il me regarde droit dans les yeux. Il me contemplait interrogatif.
 
 
« N’arrête pas ! Regarde moi ! » et…CRAC, les digues s’étaient rompues. Rapide mais intense. Mes muscles se sont contractés, mes yeux révulsés, les lèvres entrouvertes, humectées par ma salive. Puis silence, j’avais eu ma dose, j’étais bien, il ne m’en fallait pas d’avantage. Je suppose qu’il s’attendait à ce que je le suce maintenant. Mais je n’en avais pas envie, tout ce que je voulais c’était baiser et pas donner. Je me suis mise sur pied, ma jupe reprenant une place plus décente. Lui était toujours assis sur les toilettes une main sur son sexe en train de faire des va et vient encerclant son gland décalotté à chaque passage descendant et ascendant. Je le regardais, hésitante… après tout il m’avait donné ce que je voulais, un remerciement ne serait pas de trop. Son téléphone s’est alors mis à sonner. Le réseau était revenu, c’était sans doute sa petite amie. La réalité nous rattrapait. Non c’était décidé je ne lui offrirai pas ma bouche, je me suis penché vers lui offrant ainsi le parfum de mon décolleté à son regard d’homme en devenir. Je n’ai fait que déposer un baiser sur ces lèvres, un baiser léger mais charnel, terriblement érotique. Son téléphone continuait à sonner. Ma main s’est posée sur la poignée, mes lèvres lui ont chuchoté « merci » j’ai déverrouillé la porte et suis sorti sans autre regard. Une fois de l’autre côté, le téléphone sonnait toujours… en vain.
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Lundi 19 novembre 2007
Ombre-elle - Artiste : Gnawa Diffusion - Album : Algéria

Je voudrais être un fauteuil
Dans un salon de coiffure pour dames
Pour que les fesses des belles âmes
S'écrasent contre mon orgueil
 
J’aimerais être un parfum
Juste pour me faire sentir
Et sur votre corps m'évanouir
Comme une goutte entre deux seins
 
J'aimerais être un peigne
Et caresser vos mèches
Être dans une main fraîche
Dont la moiteur me baigne
 
Ah, mais j’voudrais être un fauteuil
Dans un salon de coiffure pour dames
Pour que les fesses des belles âmes
S'écrasent contre mon orgueil
 
Ah, c’que j’voudrais être un fauteuil
Dans un salon de coiffure pour dames
Pour que les fesses des belles âmes
S'écrasent contre mon orgueil
 
J'aimerais être une ceinture
Et serrer votre taille
Pour ne perdre aucun détail
De l'étrange cambrure
 
J'aimerais être la poussière
De vos ongles sous la lime
Et recevoir ce souffle intime
Qui m'éparpille et me perd
 
Ah, mais j’voudrais être un fauteuil
Dans un salon de coiffure pour dames
Pour que les fesses des belles âmes
S'écrasent contre mon orgueil
 
Je voudrais être une chemise
Et avoir pour seul dessein
De voiler vos noirs raisins
Sans sur vous avoir main mise
 
Je me transforme et j'abonde
Pour ne pas vous rater
Mais pour percer vos secrets
Il me faudrait être un monde.
 
Ah, mais le pied c’est d’être un fauteuil
Dans un salon de coiffure pour dames seulement
Pour que les fesses des belles âmes
S'écrasent contre mon orgueil
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Lundi 19 novembre 2007
Celle que je suis devenue
 
Chapitre 3 : le refus
 
 
Sur le coup, j’ai le souvenir d’être restée absolument sans voix, d’abord interrogative, puis franchement colérique, ma petite mine a du lui sembler bien sombre subitement. Les premières secondes je me suis dit que je devais mal comprendre ce qu’il me proposait, mais devant son visage plus que sérieux et impérieux, l’idée proposée m’a alors semblée limpide ! Il me demandait tout simplement de devenir sa chienne, au mieux son objet !!! Croyez moi, je n’ai pas mis longtemps à lui cracher mon venin, comment osait il penser que j’allais m’abaisser à ce genre de pratiques typiquement phallocrates. Certes, pour dire les choses comme elles étaient, il m’avait baisée et bien baisée, certes pour une fois je m’étais laissée consciemment conduire, certes je ne pouvais nier que je trouvais à cet homme un certain magnétisme… Mais croyait il qu’il lui suffisait de quelques heures d’une soumission triviale pour faire de moi celle qu’il voulait que je sois !
 
 
Non, vraiment, je n’ai pas pu résister à le giffler froidement. Lui est resté digne, il ne baissait pas le regard, ne répliquait pas à mes insultes. Il n’avait même pas daigné éviter le contact cuisant de ma main droite. Même si son visage restait impassible, je devinais un certain amusement au fond de ces yeux, et cet amusement non dissimulé me rendait plus que tout folle de rage. J’aurais du lui dire que non, qu’il se méprisait sur celle que j’étais, que cela n’avait été qu’un jeu pour moi, que je n’étais pas de celles qui se laissent manipuler, que sa proposition était déplacée, que ce n’était pas parce que je m’étais laissée faire cette fois-ci que cela supposait que j’étais l’une de ses femmes instable et faible qu’il suffit de siffler pour qu’elle devienne instantanément un joli petit animal de compagnie… seulement voilà j’étais tellement choquée, tellement hors de moi que je ne pouvais argumenter quoi que ce soit de cohérent. Je ne pouvais faire qu’une chose sortir de cette pièce, sortir de sa vie, retrouver la mienne et poursuivre mon chemin.
 
 
Je me suis dirigée vers le salon, plus décidée que jamais, pour reprendre mes vêtements, intérieurement chancelante. Lui continuait à me suivre du regard comme s’il n’y avait eu aucune issue. Il m’a laissé partir sans me retenir. A cet instant je ne pouvais pas rester une minute de plus à proximité de cet homme, pour des raisons que je ne comprenais pas, il me fallait partir très rapidement. C’était comme une sorte d’instinct de survie, partir, courir, fuir loin d’ici. J’ai donc enfilé mon manteau sans revêtir d’autres vêtements, tout était sous mon bras. J’ai fuit, révulsée par ce qu’il m’avait fait, honteuse d’avoir pu être à ses yeux une possible chienne à dresser, souillée d’avoir été à ses yeux moins qu’une femme.
 
 
Ce jour là, il était clair pour moi que je ne remettrai jamais les pieds dans sa maison. Ce fut je crois le Noël le plus douloureux qu’il m’ait été donné de vivre. J’arrivais chez moi avant minuit, me glissait hâtivement sous la douche et la faisait couler à grand flot pour me laver de son regard, de ses mots, de son odeur, de l’odeur de mon sexe, je frottais toujours plus fort, je crois que si j’avais eu à portée de main une pierre ponce j’aurais frotté jusqu’à trouver mes os, écorchée vive, à fleur de peau. Il me dégoûtait, je me dégoûtais. Je n’avais qu’un souhait oublier au plus vite et reprendre le cours de ma vie. Me retrouver moi, c’était les seuls mots qui raisonnaient dans mon esprit aussi régulièrement que le rythme de l’eau s’écoulant sur ma peau.
 
 
Je n’ai pas eu trop de mal à retrouver mon petit cercle parfait, boulot, boulot, boulot. Mes journées étaient longues comme d’habitude, je rentrais tardivement, m’investissait avec encore plus de passion dans ma vie professionnelle si naturellement que je ne me rendais pas compte qu’en réalité j’évitais soigneusement de me retrouver seule face à moi même. Evidemment personne ne s’est rendu compte de rien, en bonne introvertie ambitieuse, mes collaborateurs n’ont vu que celle qu’il voyait au quotidien, patronne intransigeante et exigeante tant en vers elle-même qu’à leur intention. Ma meilleure amie n’y a pas vu grand-chose non plus. Il faut dire que nous ne nous voyons en général qu’épisodiquement durant des pauses déjeuner abrégées plus propices aux discussions légères qu’aux confidences dérangeantes. J’ai donc gardé cela pour moi. Le week-end je prenais mes dossiers sous le bras, envisageait de nouveaux business plan pour des activités prometteuses, de temps en temps je chaussais les baskets pour une bonne heure de jogging intensif, écouteurs rivés aux oreilles, histoire justement de ne pas penser.
 
 
Il s’est bien passé un peu plus d’un mois après ce réveillon pour que je n’envisage de m’accorder une petite coquinerie. L’idée est venue sans que je ne m’y attende vraiment, ce jour là je devais me rendre à Paris pour déjeuner avec un client important afin de consolider nos relations commerciales et envisager de nouveaux marchés potentiels. La journée n’avait pas très bien commencée, pressée par le temps et l’horaire imposé du TGV Lyon-Paris j’avais oublié de prendre mon PC que j’avais pourtant bien mis en évidence la veille. Je n’avais donc aucune possibilité de travail durant l’heure et demie qui me séparait de la capitale. Je n’avais d’ailleurs pas eu le temps de m’arrêter au point presse de la Part Dieu, le taxi qui me conduisait n’ayant pas réussi à éviter les bouchons à l’approche du boulevard Vivier-Merle, je m’étais donc engouffrée, le souffle court, dans la voiture qui était la mienne, j’ai eu à peine le temps de m’installer que le contrôleur annonçait la fermeture des portes. Je dois avouer que je n’ai pas l’habitude de ne rien faire, ce trajet s’annonçait donc ennuyeux à souhait. Faute d’activité planifiée, mon regard s’est mis à déambuler passant d’un visage à un autre, scrutant de temps à autres le paysage qui défilait, jusqu’à ce que j’accroche innocemment le regard de ce jeune homme. J’ai l’habitude d’être détaillée par les hommes de tout âge, cela ne me pose pas de problème, au contraire j’y trouve une certaine assurance, l’assurance de plaire et de pouvoir être désirée, quelque part la certitude de pouvoir séduire tout homme sensible aux charmes de la gente féminine. Cependant, lorsque je ferre leurs regards, la grande majorité des hommes détournent leur champ de vision en direction d’un point plus neutre, comme s’ils avaient peur de lire dans mes yeux une quelconque réprobation, à moins que ce ne soit la crainte d’être dévoré par mes soins telle une mante religieuse méticuleuse. Cette fois la situation était tout à fait différente, ce jeune homme ne devait pas avoir plus de vingt cinq ans à tout casser, et pourtant il soutenait mon regard sans sourciller.
 
 
1541422495-f57214f506.jpg Son regard exprimait une espièglerie toute enfantine, pour autant c’était bien le regard d’un homme et non celui d’un petit enfant qui s’était accroché au mien. Il ne semblait pas prêt à céder le moindre petit pouce de terrain. J’ai donc relevé le défi, il voulait jouer, très bien alors, jouons, et voyons jusqu’où cet homme en devenir pourra t il me suivre. De sourires mutins en œillades provocantes, je lui sortais le grand jeu. Désormais le contact était établi, il ne perdait pas une miette de ce que je lui offrais. Son regard n’était plus tout à fait le même, je n’y décelais plus aucune trace d’espièglerie, pour lui ce n’était plus un jeu, je devenais possible, accessible, réelle. Au bout de quelques minutes de ce jeu innocent, son téléphone se mit à sonner provoquant en lui une gêne qu’il n’arrivait pas à dissimuler. Ses parents avaient du lui inculquer les bonnes manières car plutôt que de répondre au téléphone sans bouger de son siège, il se leva et se dirigea vers le couloir, épargnant ainsi aux passagers présents une conversation qui ne les concernaient nullement. En passant devant moi, il m’a semblé distinguer une proéminence toute masculine sous son jean. Ah décidément, ces hommes ne pensent qu’à ça, et sont au garde à vous à la moindre alerte ! La chaire est faible ! Il était subitement tellement gêné qu’à mon approche il n’a pas osé m’adresser un regard. Sa démarche était hésitante et son parfum plutôt boisé. J’aime ce genre de parfum, ils me rappellent les saisons d’automne, les fins de journée, les couleurs chatoyantes, les journées douces qui laissent la place aux nuits froides, quelque part l’envie de se lover dans un fauteuil avec un bon chocolat chaud.
 
 
C’est peut être son parfum, ou plus simplement l’envie de me jouer un peu de lui, mais c’est peu après son passage devant moi, que je me suis levée sans trop réfléchir et l’ai suivi. Une fois arrivés entre les deux wagons, le jeune homme n’avait toujours pas remarqué ma présence. Visiblement il parlait à sa petite amie, les mots qu’il prononçait étaient mignons, très calins, presque innocents, enfin bref, du pur sucre. Je me suis placé face à lui, cette fois il ne pouvait plus m’ignorait, ses mots sont devenus alors subitement hésitants, presque bégayants. Malgré cela, sa copine n’avait pas l’air de s’en apercevoir à l’autre bout du fil. J’étais habillée ce jour là d’un tailleur plutôt sexy, j’avais sciemment mis en valeur mon décolleté, sans exubérance toutefois, afin de mettre toute mes chances de mon côté concernant la négociation que je devais mener avec mon client. J’ai donc profité des avantages que m’offrait ma tenue vestimentaire pour me faire encore plus aguicheuse. Le pauvre garçon ! Il devenait écarlate, sa copine devait être bavarde car la conversation s’éternisait alors que lui ne répondait plus que pas des « oui », « non » ou ultime variante « hmmm hmmm ».
 
 
A cet instant, il n’y avait que nous dans cette zone mixte, je devais donc faire vite pour ne pas qu’un inconnu mette un terme regrettable au petit jeu auquel je jouait avec plaisir. Mon corps me disait que j’avais envie d’une queue, il me fallait donc cette queue, c’était aussi simple que cela. Je le savais complètement conquis, sous mon emprise. J’ai placé mon index sur mes lèvres et lui ai fait signe de ne rien dire, de ne rien faire, de ne pas bouger. Il posait sur moi un regard halluciné, vaguement terrorisé par ce qui allait se passer. Je l’ai contourné, le mobile toujours fixé à son oreille, il n’a pas bougé d’un pouce. Je me suis rapproché aussi sûrement qu’un félin prêt à donner le coup de grâce. Mes seins touchaient son dos. Je le sentais tendu, ma main s’est posée sur son épaule gauche puis est descendue doucement le long de son bras, nos mains se sont touchées, elle était chaude, tiède, invitante. Une autre partie de son corps m’invitait aux présentations. J’ai posé ma main sur la braguette de son jean, tendue à l’extrême, je lui ai chuchoté à l’oreille « viens, Madame va te baiser ».
 
 
Comme par magie, il a mis fin dans l’instant à la conversation (le réseau est si fluctuant sur ces lignes TGV). Je me suis détaché de lui, j’ai ouvert la porte de la cabine des toilettes, il s’y est engouffré avec moi, je dirai même avec empressement. Je le savais bouillir intérieurement. Qui peut résister à une femme qui sait ce qu’elle veut ? Moi je maîtrisais, certaine de prendre mon plaisir et de le conduire exactement où je le souhaitais.
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Vendredi 16 novembre 2007
Enfin, ce rêve tant attendu approche. Enfin, je vais pouvoir caresser, goûter ta peau, tes seins, ton sexe brûlant. Enfin je vais pouvoir découvrir le corps d'une autre, le posséder, m'y abreuver et enfin… m'y noyer. Enfin, je vais pouvoir te sentir frémir sous mes caresses. Enfin je vais posséder ton corps. Cet instant, je l’ai rêvé tant de fois. Tant de fois, seule, abandonnée à mes plus intimes pensées, mes mains ont parcouru les courbes secrètes de mon intimité, glissant sur mon corps avide de tes caresses, toi cette femme imaginée, imaginaire… et aujourd'hui si proche.
 
sir--nes.jpg Dans l'attente de cette collision céleste où nos astres enfin pourront se confondre, encore une fois… je me plais à rêver… encore une dernière fois… je ferme les yeux et je te vois… à genoux… tes cheveux sont relevés… ta nuque est impudiquement dénudée… seulement parée de ton intimité… offerte à mon regard et à celui de notre complice… celui qui a souhaité t'offrir à moi. Je baisse mes paupières comme j'abaisserais un voile constellé de songes envoûtants… Je sens mon cœur battre… une douce chaleur envahit mon corps… Je m'abandonne une fois de plus à ce rêve magique… Je m’approche en songe avec une irrésistible envie de goûter à tes lèvres entrouvertes. Mes lèvres se posent sur tes mots – Viens - un frisson me parcourt l'échine lorsque nos langues se touchent. Mes aréoles se tendent, leur pointe s'érige fièrement. Je sens mon sexe s’ouvrir à son tour comme si par ta simple présence on y avait introduit une clef secrète. Mes lèvres s'éloignent de ta bouche entrouverte, elles glissent doucement vers tes seins que je saisis fermement. Je veux te faire comprendre que cette danse est la mienne, j'en suis le cavalier, c'est à toi de me suivre, à toi de t'abandonner, à toi de t'offrir. Ma langue glisse et tourne autour de ton téton, traversé par un magnifique piercing. Je m’attarde à jouer avec, avec ma langue d’abord et avec mes doigts ensuite. Je tire lentement cette magnifique parure à l'horizontale, ton sein s'étire, sa pointe rougit de plaisir et de douleur mêlée. Mon regard se fixe sur ton visage, tu fermes les yeux, j'y décèle un plaisir infini. Je sens que ton corps s'arc-boute sous mes caresses, il n'a qu'une envie, qu'un désir, y répondre à son tour. Je cède et laisse tes mains glisser dans mon dos pour atteindre mes deux lunes si pales mais si incandescentes. Je frémis, accentuant mes caresses sur ta poitrine.
 
Un de tes doigts s’approche de mon cul et je me cambre. Je voudrais t'arrêter, n'oublie pas cette danse est la mienne… Pourtant ces quelques gestes m'ont ôté toute volonté… Alors je capitule en partie, je t'offre ce passage étroit que tu convoites tant. Je soupire d'aise… Mais ce n'est qu'une illusion que je t'offre là, tu croyais me posséder à cet instant, je décide de m'éloigner de cette prise inquisitrice.
 
Mes mains courent sur ton ventre et je te sens vibrer. Je découvre pour la première fois ton sexe, il est doux, totalement glabre, d'un blanc nacré, si je ne savais celle que tu es je pourrais le croire immaculé. Je vois le bel anneau qui orne ta chatte frémissante et déjà luisante. Un sextant invisible guide mes lèvres dans cette nuit étoilée, ma langue approche de cette région délicate, elle s’attarde sur les berges de ta rivière secrète sans jamais la toucher, sans jamais l'aborder totalement. Instantanément tu te cambres et gémis. J’approche un de mes doigts que je fais glisser paresseusement sur ton clitoris d’abord puis entre tes grandes lèvres qui s’ouvrent. Quelle merveille si longtemps inconnue! Si longtemps désirée! Je sens ton ventre qui réclame toujours plus de caresses. De cette seule vision, un plaisir inouï m'envahit alors, ce plaisir m'assaille, incapable de le repousser, je n’ai qu’une envie, c’est te le rendre.
 
Je glisse à genoux devant toi, comme aux premiers temps de l'humanité, je te lèche avec bestialité, avidement je te mange comme l'animale que je suis devenue à ton contact, ma langue s’attarde sur ton clitoris, mes dents enserrent ce petit sexe miniature. Je te mordille folle du plus fou des désirs. Tout en maintenant ma prise mes doigts prennent fièrement le relais, j'en introduis un, devant tant de facilité je lance un second appendice dans la bataille de tes lèvres déjà humides. Il m'est de plus en plus difficile de résister à l'envie de m'abandonner à mon tour, mais pourtant je tiendrais bon, tu es mon offrande et j'en profiterai jusqu'à la plus petite once de volonté. Pourtant un écho se propage en moi, je réclame tes mains, tes caresses, tes baisers… Ma langue descend vers tes fesses pendant que mes doigts continuent leurs va et vient dans ta chatte chaude comme la braise, douce comme la soie, béante comme un abysse sans fin. J'entends ta respiration s’accélérer, tu m'encourages par une débauche de mots, ma langue se fait plus entreprenante, ouvrant le sillon de tes fesses, creusant tes chaires en vue de la prochaine semence… j’accélère mes mouvements, j’ai maintenant 4 doigts fiché dans ce sublime abysse.
 
Tes mains se posent alors sur moi, tu enveloppes mon visage doucement, calmement, je lève vers toi des yeux hagards, je suis devenu folle, comme droguée par tant de caresses prodiguées. Tes yeux noisettes emplis d'un désir gourmand se déposent en moi, ils m'apaisent, je lis en toi – A ton tour - Les rôles changent, cette fois c'est toi qui me chemineras. Tu me relèves, tes mains se posent sur mon corps comme ton regard vient de le faire, elles m'apaisent, me remplissent de bonheur, ta bouche suit le mouvement pour s'échouer sur mes seins et dégringoler en cascade vers mon intimité ruisselante, le nectar coule à flot. Je ressens d'abord un souffle torride, puis tes doigts se déposent là où aucune femme ne les a jamais posé. Ils me pénètrent alors. Un, deux, trois… Mon ventre apaisé sait que tes caresses suivront, je les attends sereinement. Ta langue fouille mon intimité. Je la sens descendre vers mes fesses, je gémis à mon tour sous la chaleur prodiguée. J'imagine tes doigts creuser en moi un sillon de plaisir. Ils sont là, prennent racine en moi, ils haussent le rythme de leur va et vient, me labourent, me cultivent, afin de cueillir les fruits de mon désir.
 
C'est alors que nos rythmes se rejoignent, nous ne formons qu'une seule et même comète dont nul ne saurait distinguer la queue. Tu te loves contre moi et je colle mes lèvres contre ton sexe. Gourmande j'ai enfin le plaisir de te savourer à nouveau, je glisse mes mains sur tes lunes, j'ouvre le passage préparé tout à l'heure. Tu te cambres, appelant mes caresses. Je glisse dans cette faille crépusculaire ma langue d’abord, puis mes doigts qui te pénètrent doucement. Tu soupires et tu reprends tes caresses, ta main se fait plus pressante comme s'il fallait hâter ce rêve, tu forces l’entrée de mon sexe et je sens ta main s’enfoncer inexorablement. Je gémis plus fort maintenant. Tu commences doucement d’abord à bouger ta main. Puis inexorablement chaque rythme en appelle un autre plus rapproché. Je sens la jouissance monter, elle arrive... Tu le sais car nous ne sommes qu'une alors tu ralentis imperceptiblement cette délicieuse torture. Je vais maintenant de plus en plus vite dans cet anneau distendu, tu seras saturne, ma main sera ta planète. J’entends ta respiration, je glisse un 4éme doigts, et tu m’encourages à continuer. J’introduis le dernier doigt et je pousse tout doucement ma main. Je la sens aspirée toute entière par un néant inconnu. Ta main n’a pas cessé de me pénétrer et je sens ta langue s'activer frénétiquement sur mon clitoris. Le plaisir afflue de toute part, il me submerge, mon ventre frémit, se tend sous le plaisir sidéral de tes caresses. A mon tour je te rends la pareille, je te possède de plus en plus fort, je te lèche goulûment, m’attardant sur ton bourgeon gonflé. Nous gémissons comme des folles d'une plainte commune et primale. Je vais jouir, le plaisir m’envahit et je crie dans un spasme étouffé. Je sens ton fourreau se contracter autour de ma main et le plaisir t’emporte à ton tour… Lovée l'une contre l'autre la réalité n'a plus de sens, notre comète parcours milles mondes de félicité. Notre complice est aux anges car nous avons offert à son regard des poussières d'étoiles.
 
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Vendredi 16 novembre 2007

prosternation.JPG


Cher Maître,

J'attendais un mail ... j'ai eu la surprise de voir que vous m'aviez écrit  par l'intermédiaire de votre blog. L'affront est donc public. Vos lecteurs et les miens sauront maintenant que je suis une soumise désobéissante et rebelle. 

Pour vous, je me suis mise à nu dans un lieu qui ne s'y prêtait guère, me suis amusée à corser le jeu alors que vous ne m'aviez donné aucune directive.

J'ai pourtant désobéi à une règle  : celle de ne pas me caresser tant que dureraient mes exercices de lecture. Mais la tentation a été la plus forte et je n'ai pas voulu vous le cacher. Non pour le plaisir de recevoir une "punition" mais parce que je souhaitais être franche et vous faire savoir que je ne suis pas une élève modèle ... 

J'avoue que la lecture de ce livre m'a fait un effet que je n'attendais pas et je n'ai pu (pas su) résister à l'envie de me satisfaire en solitaire, alors que j'avais déjà joui hier. Par moment, je me sens comme une chienne en chaleur, jamais rassasiée, affamée, pleine d'envies ... c'est ce que j'ai ressenti cette nuit.

J'obéirai à votre dernière demande que je considère comme une réelle punition : celle de rester vierge de toute pénétration tant que vous ne m'aurez pas donné de contre ordre. Je ne vous cache pas qu'il va m'être difficile de résister tant mon appétit est grand en ce moment. Mais mon envie de vous satisfaire sera la plus forte, ma soumission sera totale ...

Je ne sais pas comment évoluera cette relation virtuelle ... ce que vous attendez de moi, ce que je suis prête à faire pour vous. Saurez vous me pousser dans mes derniers retranchements ? jusqu'où irez vous pour me faire obéir, me posséder encore davantage ? Si vous n'avez pas encore habité mon corps, vous habitez bel et bien mon esprit ... c'est déroutant ...

Lilith
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