Jeudi 27 décembre 2007

La nuit tombe. Les ombres loin d’être oppressantes se font apaisantes. La lune m’éclaire de toute sa magnificience. Astre éloquant et troublant, prompt à illuminer mes nuits pour libérer mon autre. Son aura scintille sur les flots tortueux de ce fleuve capricieux. Ses méandres m’accaparent et m’enveloppent, je me perds dans ses eaux. Aucune angoisse, je sais où cela me mènera, je me laisse faire, confiant. Elle me transporte, me caresse, m’effleure, détend mes chaires, me délivre de toute contrainte. Je suis offert à mes songes, enfin. Je chemine en terrain connu, mon territoire, prêt pour la chasse aux rêves. Mes pas se font félins, mes sensations s’aiguisent, impression étrange de faire corps avec chacun des éléments qui m’entourent, sensation curieuse de connaître les désirs enfouis de ces femmes lunes. Mes pensées se détachent, leurs volutes me happent, ensorcellement, elles et moi réunis. 

 

Il n’y aura pas d’incantation, aucun djinn à corrompre car chacun connaît son rôle. Des notes subtiles nous envahissent, une mélodie envoûtante, entêtante. Les corps bougent à l’unisson d’un rythme sourd. Doucement, lentement, la brume nous entoure. Des ondes nous encerclent, réconfortantes et chaleureuses. La femme lune devient flamme. Le félin, loup. Deux pièces indépendantes d’un échiquier identique. Chacun joue sa pièce maîtresse, elle la reine, moi tour à tour. Mais ce n’est pas un combat, seulement un jeu qui nous conduira où nous devons nous rendre. A chacun sa stratégie pourvu que l’autre cède à ses propres rêves. Une manipulation délicate et délicieuse. Un duel de si nombreuses fois joué et pourtant toujours aussi fou. J’avance mon fou, elle sa reine. Le piège est dressé, inversé. Elle croit me deviner, je semble si tendre, quel bel agneau, elle tend sa main, conquête docile, fauve apprivoisé. Ma présence la conforte, reflets d’une femme désirable pour un homme loup. Ses lèvres se déposent sur ma peau nue. Je maîtrise quantité de frissons venus des nimbes de mes songes. 

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Mais je ne désarme pas, je connais le pouvoir de mes mains, délicates, agiles et fermes. C’est l’instant unique où tout bascule, où les ruisseaux deviennent fleuves, où celle qui chasse devient la proie. La déesse chasseresse, impératrice de nos rêves, devient alors conquise. La citadelle s’ouvre, se laisse envahir, se laisse écrire. Chaque once parcourue sur son corps lui fait rendre les armes. J’écris en elle des mots qu’elle ne connaît pas mais qui lui deviennent dans l’instant si familier. Une face cachée, une femme lune, grisée par un soleil incandescent. Combat millénaire. Son corps se dénoue et déroule le parchemin que je n’ai plus qu’à remonter. Elle devient mon palimpseste, j’y laisse ma morsure, brûlante, lancinante. Cette reine m’offre son royaume, cette fois c’est à moi d’y écrire. Le fou est devenu roi, la reine redevenue femme. Un souffle enivrant nous emporte vers d’autres mondes où nul mot ne suffit à décrire le présent. Je rends les armes, tous deux nus à même le sol, dur et chaud. Un océan nous entoure, prisonniers l’un de l’autre. Le commencement de toute chose ardemment souhaité. Ce songe d’hiver chuchote en nous que veux tu ? Ma réponse, instinctive, animale : Quiero comerte.

 

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Jeudi 27 décembre 2007

Toc Toc Toc - Artiste : Zazie - Album : Rodéo

Depuis que le monde est monde
On nous le dit
S'il te fait les yeux doux
Ma fille, tu t'enfuis
Et s'il hurle dans ta cour
N'ouvre surtout pas
Toc toc toc mais qui est là ?
Le loup qui te mangera

Mais si la fille en a peur,
La femme en rêve
Dans la forêt nue qu'un sauvage nous enlève
Nos corps s'abandonnent au soleil qui se lève

Toc toc toc mais qui est là ?
Le loup qui te mangera
Toc toc toc mais qui est là ?
Le loup qui te mangera

En l'absence de nos princes
En supposant que les princes existent encore
Je laisserais bien ma porte
Ouverte toute la nuit
Toc toc toc mais qui est là ?
Le loup qui te mangera

J'en ai marre de ces histoires à dormir debout
Je veux goûter la morsure d'un amour fou
Pouvoir enfin pendre mes jambes à son cou

Toc toc toc mais qui est là ?
Le loup qui te mangera
Toc toc toc mais qui est là ?
Je n'attendais plus que toi
Toc toc toc si tu es là
Entre donc et mange-moi

Loup y es-tu ?
Depuis le temps
Que je t'attends
Que fais-tu ?

Loup y es-tu ?
Si tu savais
Ce qui t'attend
Que fais tu ?


undefined Photo : Darren Holmes - http://www.darrenholmes.com

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Mardi 18 décembre 2007
Lilith, vous me revenez sur la pointe des pieds, doucement, lentement, surement. Aujourd'hui vous m'avez confié qu'il nous faudra songer à donner un cadre à notre relation. Les cadres étant si nombreux, voici quelques définitions qui pourront nous aider à ré-inventer notre monde.

Liens-virtuels.jpg






























Définition du mot CADRE :

substantif masculin dont l’idée dominante est celle de délimitation. A nouveau laissez vous conquérir, soyez ma soumise, ma Lilith.

Objet délimitant ou tout autre objet qui protège et décore. Je circonscrirai nos rêves pour à nouveau m'imiscer entre vos songes.

Moulure saillante, unie ou décorée de sculptures, entourant un motif ou simplement un panneau uni. Dessinons notre carte intime, une boussole, un sextant, je serai votre guide.

Assemblage de pièces rigides constituant l'armature de certains objets servant de bordure ou de support. Vous serez mon patchwork, je vous composerai, vous soutiendrai, rigide ou permissif.

Bâti en bois de forme rectangulaire, placé dans les ruches pour contenir les rayons des abeilles. Redevenez ma reine, prisonière de ma ruche, butinez moi tendre mutine.

Châssis rectangulaire en bois ou en tubes métalliques, suspendu à ses extrémités, recouvert de forte toile, servant de couchette. Alitez vous, reposez vous, je vous peindrai sur cette toile, suspendue à mes mots.

Bobinage à grande surface destiné à capter un champ électromagnétique. Magnétisme, aimantée, attirée, un plus, un moins, moi l'aimant.

Espace délimité en vue d'une production, d'une occupation, surface délimitée pour le jeu. Jouez, soyez espiègle, je serai le Maître des règles, votre Maître.

Unité à la fois spatiale et temporelle qui constitue un élément de composition d'un film. Recréons notre propre monde, si décadent, si entêtant, notre espace, à nous seul.

Limites assignées à un travail, à un ouvrage notamment dans le domaine artistique ou littéraire. Créons, construisons, laissons libre court à nos mots, à nos caresses, je vous contraindrai, canaliserai vos désirs pour les décupler à l'infini.

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Mardi 18 décembre 2007

Une nuque, une natte, reflets cuir
Deux lignes
Une femme, sur sa peau, étincelle
Deux fils
Une amarre, port royal, vague nue
Deux temps
Une attache, vers le bas, ondoyante
Deux tresses
Une danse, enlacée, envoûtante
Deux mondes
Une chute, vers les reins, couleur craie
Deux lunes
Un regard pour jauger, détailler, imager
Deux flammes
Une effluve, délicate, entêtante
Deux pas
Une bataille, nul perdant, corps à corps
Deux ondes
Une extase, apaisante, délivrance
Deux êtres

Un homme, une femme, éternel recommencement
Deux aimants, deux chemins, deux amants, deux rêves, deux inconnus, deux univers, deux secrets, de multiples possibles.
 

Une nuque délicate, cascade cuivrée de mille feux, un ailleurs à conter.

thegreatbighorse.jpg

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Jeudi 13 décembre 2007
Helbienight.jpg
Imaginez, vous êtes assis sagement dans le métro. 8h20 station Les Halles. Direction votre bureau. A côté de vous, des hommes, des femmes, jeunes, vieux, personne ne parle. Juste un bruit celui des machines. Tout d'un coup une jeune femme se met à embrasser sa voisine inconnue jusqu'alors. Les lèvres se touchent. Celle qui s'est vue offert ce baiser, regarde cet autre très étonnée. Celle qui donne se rapproche et y dépose un autre baiser. Baiser léger, timide mais authentique. Et finalement l'étincelle se produit, le baiser devient passionné. Les passagers les regardent, surpris, faussement offusqués, détournent les yeux, mais rien à faire leur regard est attiré. L'ambiance se réchauffe, les regards s'attisent et l'étincelle devient flamme. Un jeune homme se met à embrasser sa voisine beaucoup plus agée. La femme lui répond. Atmosphère électrique, le feu se propage. Des hommes se rapprochent, se frolent, et à nouveau l'inattendu se produit, les langues se lient, se délient, s'entremellent et se croisent. La contamination s'est développée, les baisers sont de plus en plus fougueux...

Evidemment vous rêvez. Et pourtant les japonais l'ont fait ils appellent ça le dipou kissou (deep kiss). A l'origine c'est une série de films (réservés aux adultes of course), où une équipe TV part à l'assaut des rues niponnes, croisent des jeunes filles totalement innocentes et leur propose de se donner un baiser devant la caméra. Aucun truquage, pas de comédiens professionnels ou amateurs, juste l'humeur du temps. Premier baiser lesbien échangé, timidité, gêne, mais souvent la caméra pousse ces jeunes femmes banales à franchir le pas... et parfois à aller jusqu'à l'extrême le dipou kissou.

La série a eu un tel succès qu'aujourd'hui c'est un film d'1h30 qui est sorti sous le titre "
Moshimo asa no tsuukindensha ga gatsuita berokisu wo suru kappuru de manindattara"  traduisons "Que se passerait-il si le train express du matin était rempli de couples affamés de baisers profonds ?".
http://www.dogma.co.jp/modules/webshop/serch.php?dat=9&serch=%C0%DC%CA%AD%BD%B8%C3%C4&pd=download. Des baisers, rien de plus (tout sexe étant prohibé of course). Et si nous faisions tous passer le mot : un rendez vous, une rame bondée, une station, les portes se referment, et chacun connaissant l'ordre du jour, le jeu débute. Tentant, très tentant...

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Mercredi 12 décembre 2007
disappointedvirginity-05.jpg Ici. Là. Maintenant! Je veux. J’ordonne. Exécute toi. A quatre pattes. Ecarte bien tes jambes. Poses tes pieds ici. Relève ta jupe. Plus haut. Retire ton string. Caresse toi. Enfonce tes doigts. Plus profond.
 
Voilà. C’est bien. Très bien. Docile et soumise. Lubrique et dévouée. Sois celle que je veux. Réveille celle qui sommeille. Tes seins. Prends les. Pince les. Comme ça ? Plus durement. Tire. Encore. Allez.
 
Non. Pas comme cela. Comme cela. Tu aimes. Chienne en chaleur. Petite chatte des gouttières. Bien. Gémis. Lache prise. Laisse toi aller. Ecoute ma voix. Il n’y a plus rien d’autre. Tu prends ton pied. Tu es belle.
 
Viens. Approche. Rampe. Plus vite. J’attends. Ouvre. Prends là. Doucement. Prends ton temps. Nous avons tout notre temps. Je suis ton Maître. Ton Maître Queue. Suce. Avide et affamée. Prends ta dose.
 
Tourne toi. Visage au sol. Cul dans les airs. Mains sur chaque lune. Ecarte. Pousse. Maintiens l’effort. Pousse. Montre moi. Tout. Ouvre grand les vannes. Pisse. Laisse couler les eaux. C’est chaud. J’aime.
 
Souillon dévergondée. Ma belle quatin. Mon objet. Mon jouet. Tu mouilles. Claque. Encore. Claque. Tu en redemandes. Claques. Quel cul. Si tu te voyais ma belle. Offerte. Ouverte. Décadente.
 
face----terre.JPG Ne bouge pas. Pile ici. Face là. Tes lèvres. Ta langue. A même le sol. Mon pied. Baise les. Tu hésites. Claque. Baise les. C’est mieux. Lèche les. Soumise. Divine.
 
Odeur de chatte. Effluve de chienne. Douceâtre. Capiteuse. Tu m’enivres. Je te drogue. Tu capitules. Montre moi celle que tu es. Tu es parfaite. Superbe. Ma petite pisseuse. Ma belle petite femme. Encore. Tu réclames. Viens!
 
Où ? Tu veux ton nouveau jouet. Vicieuse. Je le fiche en cul. Profond. Râle de plaisir. Retrait. Au fond, je t'en prie. Flux. Reflux. Je t’immobilise. Pousse à nouveau. Voix grave. Suave. Défoncée.
 
Défonce moi. Jouet dans ton cul. Extension dans ma main. J’appuie. Il gonfle. Je ferme mon poing. Ton cul s’écarte. Je te dilate. Toujours. Toujours plus. Tu en redemandes. Salope. Ma reine. Diamant. Mon amante.
 
C’est bon. Haut et fort. Tu le cries. Je laisse agir. Le retire. Ne bouge pas. Ca y est. Quel cul. Quel trou. Béant. Hypnotique. Tu es vide. Emplie de désir. Univers infini. Quelle femme.
 
Folie. Folie pure. Retourne toi. Regarde moi. Dans les yeux. Là. Maintenant. Caresse toi. Accompagne moi. Vice. Regard vissé. Crescendo. Elle se gonfle. Pour toi. Pour nous.
 
Explose. Je me déverse. Ouvre ta bouche. Torrent furieux. Opale. Possession possédée. Foutre. Vice. Adieu vertu. Je t’embrasse. Ta langue. Ta peau. Mon goût. Salé. Primal.
 
Lentement. Tu retombes. Je me décompose. Nous composons. Toi. Moi. Deux pour nous. Un pour le vice. L’autre pour le fixe. Nous nous perdrons. Ames réunies. Corps assouvis. Esprits repus. A nous l’errance… la délivrance.
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Vendredi 7 décembre 2007
J’exècre, fou de rage, je crie, je hurle mon désespoir, je cours, toujours courir, courir à me brûler les poumons. Aveuglé de larmes, aveuglé par ma folie, je me hais, je me déteste, crier, cracher mon mal, déchirures, explosions, violence. Un mur, mon poing serré, ongles plantés, chaires meurtries, je frappe, encore, encore, je me frappe, j’explose, je déchire mes cordes vocales, que ma voix disparaisse ! Ma main en sang, ma peau striée. Toujours pas de douleur, pourtant je veux souffrir, mon dieu, faites moi souffrir, arrachez moi la peau, labourez moi mes chaires, tailladez moi les veines, poignardez moi le ventre ! Pitié faites moi mal, rendez moi au centuple ce que je lui ai fait. Je ne la mérite pas, je ne mérite l’estime de personne. Je veux disparaître, ne plus exister, ne plus ressentir, ne plus faire de mal, ne plus…, plus jamais, je ne veux plus de moi, c’en est trop, je ne peux pas être comme cela, ce n’est pas moi.
 
Je crie, j’exècre, fou de rage, je hurle, je cours, je ne m’arrête nulle part, rien ne m’atteint, des pare-chocs m’évitent, écrasez moi, frappez moi ! Je vois la montagne, je veux grimper, j’entame ma marche vers le sommet, mes pleurs m’inondent, je garde le rythme, les muscles me tirent, mais ce n’est pas assez, je veux les brûler, les carboniser, ne plus penser, ne plus agir, marcher, marcher encore, toujours, plus haut, jusqu’au bout. La nuit m’envahit, sombre, il n’y a rien au bout, rien que de la violence, angoisse, oppression, tout cela par ma seule volonté. Non je ne te mérite pas, rejettes moi, tues moi s’il te plait, je t’en prie, prends ma vie, je ne veux plus te faire de mal ! Ce n’est pas moi, cet être immonde, pilleur, violeur, saccageur d’âme, pourfendeur de corps, te meurtrir pour le plaisir, mais je suis fou, qu’ais je fait ?… Je hurle ma haine de moi à m’en rendre sourd. Mes tempes battent le rythme de la marche, pente abrupte pour un sommet de vertige.
 
Fou de rage, j’exècre, je hurle, je crie, le sommet, enfin… tout s’arrête, tout doit s’arrêter, je reprends mon souffle, je veux que ce soit le dernier, je contemple la ville endormie, des lumières de feux, des nuées de fous, et moi le roi de ces fous, le monstre le plus vil, avide de toi à me perdre à jamais. Je prends, je me sers, je te prends, je ne demande rien, je ne te donne rien. Rien, voilà ce que je suis, rien, une merde, une sombre merde qui ne pourra jamais être digne de toi. Toi, si belle, si innocente, si douce, si fragile, si pure et moi qui te détruis en intraveineuse, je distille mon mal, tu te dissous en moi, je plante mes crocs, je te vide de toute substance, te vampirise, te manipule, te fouette, t’humilie, t’annihile. Je suis ton Maître, ton poison, je suis un fou, fou, c’est tout, c’est simple, c’est moi, rien à faire, rien, non, plus de suite, juste une fin, là maintenant !
 
05.jpg






















Je hurle, fou de rage, j’exècre, je crie, me conspue, je suis faible, je veux mourir, disparaître, le néant, je ne dois plus te voir, plus personne, je n’ai qu’un pas à faire, le saut, un si petit pas et enfin tout s’arrêtera, tu renaîtras, tu retrouveras ta liberté, tu m’oublieras, tu regarderas l’avenir, tu reprendras pied, tu soigneras les cicatrices que je t’ai infligées. Tout à l’heure je voulais être toi, je voulais fusionner, toi plus moi, juste un. Pour cela je t’ai attachée, caché tes yeux pour ne pas les voir comme à chaque fois, j’ai écarté tes jambes, accroché tes liens, tes chevilles à chaque pied du lit, tes mains, tes bras tendus à l’extrême, X, tu étais en croix, mon calvaire. Tu étais confiante et apeurée, tu me connais jamais je ne te ferai de mal, et pourtant combien de fois t’ais je humiliée, ignorée, rabaissée, violentée ? Et pourtant je te fais du mal ! Et moi, queue dressée, membre dur, et toi mouillée, humide, fiévreuse. Mais qu’ais je fais ? Sur quelle rive t’ais je donc conduit pour avoir pu te piller à ce point impunément ? Quelle est cette folie qui m’inonde à chaque fois ? Je deviens fou, je suis fou. Cette fois je voulais, te prouver que tu étais mienne, que toi c’était moi et inversement, je voulais me prouver que j’en étais capable. Maintenant j’en vomis, il faut que tout ressorte.


Je crie, j’exècre, fou de rage, je hurle, j’ai pris notre fouet aux lanières de cuir, j’ai caressé d’abord, puis j’ai levé mon bras, sur tes seins, sur ton sexe, ton ventre, tes cuisses, tes bras, j’ai frappé, frappé, encore, toujours plus cinglant, toujours plus violent, plus profond, rose, rouge, sang, mon bras m’en faisais mal, tu criais ta douleur mais tu ne voulais pas que je m’arrête, continues ! Continues ! Je t’ai caressée, un fleuve, mon dieu, tu ne peux pas ressentir de plaisir, c’est impossible, je te frappe et toi tu m’aimes. Je suis fou, immonde, cabossé, un monstre, laid. Enragé, je t’ai prise de toute la puissance que j’étais capable, tu criais ton plaisir, mais pourquoi ? Pourquoi ? Je t’ai giflée pour que tu te taises, et toi tu continuais à jouir, et moi j’ai joui comme jamais, si fort, si intensément, tu es ma drogue, mon mal, mon héroïne, je suis ton mal. Mon dieu je t’ai frappé comme ses hommes vils, faibles, violents, lâches, ce n’est pas moi, ce ne peut pas être moi, et pourtant je l’ai fait, c’est moi, rien d’autre, non rien…
 
Une brise légère, je ne peux plus, un pas, et le vide…
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Vendredi 7 décembre 2007

Rose hybride de thé - Artiste : Emilie Simon - Album : végétal

Mon oeillet fixé à votre iris
Comme narcisse je contemple
Dans ces miroirs entre vos tempes
Le reflet sombre de mes vices

Allongée à même le saule
Tout mon hêtre vous peuplier
Moi peu à peu je me pliais
Devant vos charmes et vos paroles

Madame rose hybride de thé
Belle des nuits au crépuscule
Loin des regrets et des scrupules
Quelques pétales au thym parfait

Madame rose hybride de thé
Ne m'en voulez pas de chercher
Il ne me reste de nous deux
Qu'un souvenir bien vaporeux

Comment voulez-vous que je me menthe
Vos songes rongent mes pensées
Vos ronces me sont destinées
Vous étiez pourtant si charmante

Ne prenez pas cet air genêt
C'est un hasard si mes mains tremble
Dès l'instant où nous sommes ensembles
Sous un conifère enlacés

Madame rose hybride de thé
Belle des nuits au crépuscule
Loin des regrets et des scrupules
Quelques pétales au thym parfait

Madame rose hybride de thé
Ne m'en voulez pas de chercher
Il ne me reste de nous deux
Qu'un souvenir bien vaporeux 

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Lundi 3 décembre 2007

aube.jpg

Une amie vient de s'éclipser, là, soudainement, sans beaucoup d'explications. Nous ne nous connaissions pas depuis très longtemps mais pourtant nos chemins s'étaient entrelacés de la plus belle des façons, beaucoup de choses passaient entre nous, il restait encore tant de choses à découvrir l'un de l'autre. Nous nous étions dévoilés prudemment, chacun faisant un pas, nous livrant progressivement à l'autre. Grace à elle je m'étais remis à écrire. Elle m'inspirait, insufflait mes mots et me faisait voyager vers un univers fait de volupté. Elle me manque déjà. La journée est bien triste sans elle, ciel gris, pluie, vent. Aujourd'hui, je me demande si ces pages auront une suite... sans elle, l'écriture n'a plus beaucoup de sens, en tout cas c'est ce qui ne cesse de faire écho en moi depuis ce matin et son ultime message. Je ne souhaite qu'une chose : être là pour elle, comme le ferait n'importe quel ami de longue date. Tu me manques, je t'embrasse et te souhaite une bonne route.

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Vendredi 30 novembre 2007

Je t'ordonne, pour toi, je te demande, et tu n'avances pas. 
Tu t'engages, ce sont tes mots. 
Rien. 
Je te prends.
Fais toi pardonner.
J'attends.

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Ambiance sonore

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