Vendredi 11 janvier 2008
Un nouveau style pour les dernières heures de ce blog. Je dois remercier Luuna qui s'est très gentiment proposée pour réaliser cette bannière. Je lui ai fait avec beaucoup de plaisir une petite place à mes côtés. Ephémère certes... très éphémère. Mais sincèrement, merci.

Il me faut aussi remercier Crawy (le photographe) et Hello2lu (le petit ange de Crawy et son modèle par ailleurs). Sans leur travail et leur accord, cette bannière ne serait pas aussi réussie.

Voici d'ailleurs la photo qui a servi de base au travail de Luuna, superbe photo n'est ce pas ?

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Vendredi 11 janvier 2008
Ne m'en voulez pas.

J'ai décidé de renoncer pour un temps à écrire, les choses deviennent beaucoup trop compliquées pour moi et si je poursuis mon chemin en votre compagnie je vais finir par me détruire complètement. Je ne vois en moi que des pointillés de plus en plus ténus, il me faut les relier à  tout prix sinon je me perdrai totalement.

Mais avant, j'ai décidé de terminer ces pages par quelques écrits éparses que je comptais publier un jour où l'autres (où ne pas publier pour certains). Des écrits très inégaux. Une fois publiés je ne serai plus tenté d'y revenir. J'ai hésité à supprimer mon blog, mais non, ce n'est pas quelque chose que je veux oublier, donc je ne ferai pas table rase. Qui sait? Il revivra peut être un jour, si c'est le cas cela signifiera que de grands changements auront eu lieu . Or je ne sais qu'une chose je ne veux pas de cette grande lessive.

Une fois mis en lignes les quelques posts à venir, j'écrirai un dernier texte pour conclure, une fois pour toute et très certainement à regret.

Merci à vous de tous vos gentils commentaires, et surtout merci de m'avoir accompagné ces quelques mois.

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Mercredi 9 janvier 2008

Au commencement elle a tenté de résister, puis très vite les mots ont produit leur effet. Les faits étaient incontestables, elle s’est laissée guider, emportée par le flux des lettres, noyée par le flot des phrases qui venaient s’échouaient en son centre.


La chaleur s’est accrue, une porte s’est entrouverte et l’inconnu aux mots délicieux est entré dans la pièce. Elle ne l’avait invité qu’à demi mot, mais même à moitié l’invitation ne pouvait être ignorée, il aurait été très impoli de ne pas s’y rendre.


L’inconnu a imprégneré son rythme, là encore elle a tenté de changer les notes, mais la mélodie trop entêtante elle ne pouvait produire de notes discordantes. La musique suivait son chemin.


Elle raisonnait implacablement, aussi sûrement que 1 plus 1 font deux. Mais de deux ils ne feraient qu’un, la partition était déjà toute tracée. Alors elle s’est abandonnée, ambivalente, elle a abandonné son fichu caractère, soumise à ses désirs.
 

Eprise de musique, comment aurait il pu en être autrement. L’autre ne connaissait que trop les préludes du plaisir pour être sur de ne pas provoquer de fausses notes. D’abord un murmure, dans le creux d’une oreille, puis un souffle sur l’échine, une caresse sur la peau, une griffure dans la chair.

 

Une mélodie dans son âme, un ordre dans son corps, un frisson impératif, une morsure sur la pointe, un flot entre les cuisses. Aucun doute ce musicien sans visage lui jouait une exquise symphonie.

 

Il tournoyait autour d’elle, la rendait ivre de sensations, la légèreté du papillon, la détermination du félin, elle était devenue sa chatte, non plus capricieuse mais offerte. Alors il a profité d’elle pour lui faire un présent, une jouissance par les mots, pour fêter une année.

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Mercredi 9 janvier 2008

Lorsque je l’ai rencontrée ce sont ses propres mots qui ont formés en moi la grammaire d’une langue lointaine, profondément mienne et pourtant jamais verbalisée. Pour la première fois je savais esquisser les contours d’un monde étranger jusqu’alors. Un monde où la majuscule habille le D, et la minuscule dévoile le s. Tous ces codes je les découvrais en lisant les récits qu’elle savait si bien conter. Elle couchait sur l’écran qui nous séparait ses plus profonds désirs, celle d’une femme en quête d’absolu, celle d’une femme qui devenait femme aux yeux du Maître. C’était un texte écrit à deux, elle, la fascinante soumise, lui, le Maître éblouis, fasciné. A chaque suite donnée à l’histoire, cette femme s’engageait vers un chemin sans retour. J’ai marché avec elle, j’aurais pu lui tenir la main. Parfois j’imaginais être son tourmenteur, d’autres j’étais son jumeau, une plaie qui ne tient pas à cicatriser. Ce n’étaient que des prémices, mais déjà je savais que les eaux qui sommeillaient là au plus profond deviendraient un jour tumultes et fracas. Le cours de ma vie s’accélérait en un flot continu de fantasmes alors refoulés.

Ses récits devenaient une évidence, les mots de Christine m'ordonnaient de faire offrande de mes pensées à celle qui accompagnait ma vie. Offrir mes gestes à mon amour. Lui faire offrande de mon corps, de mon essence, devenir quintessence. Ne plus être que pour l’autre, et paradoxalement être soi plus que tout par le choix d’un sacrifice consenti, réfléchi, abouti. Fusionner à jamais par le sceau d’un rituel magnétique. Se donner l’un pour l’autre, l’un à l’autre, l’un par l’autre. Etre son objet, son seul et unique jouet et ainsi posséder sur elle le pouvoir d’une attraction fascinante et troublante, lumineusement sombre. Sacrifice et profits, n’être plus que pour l’autre suggérant que l’autre ne soit que par moi… addicted to… Je devais être sa drogue, être certain d’une union à jamais, lui donner ce pouvoir de me dominer. Cheval de Troie d’un pouvoir dévastateur. Par ce don elle acceptait d’être l’unique maîtresse de mes plus profondes pensées, c’était pour moi ouvrir en elle une porte dont je serai la clef, elle serait ma maîtresse je serais son unique sujet... addicted to… elle serait le verbe et pour se conjuguer à jamais d’elle je serais le sujet absolu.

Voilà ce que Christine a fait naître en moi, un trouble irréversible, un véritable cataclysme. Ensuite elle nous a offert sa vie, fini le rêve fantasmagorique, bienvenue aux actes, aux pleurs, aux joies, aux peurs, toujours intense, sensualité dépravée, amour magnifié, superbe chienne guidée par un Maître pilleur. Elle a trouvé celui qui devait être son Maître, imposture ou pas elle s’est littéralement donnée corps et âmes, pulvérisant un à un des barrages toujours plus difficiles à franchir. Nous, nous l’avons accompagné, épaulé tant que possible, mis en garde à mots couverts. Une véritable passion, une impasse, trop forte, impossible à dépasser si ce n’est peut être dans un ailleurs inexistant.

Les mots de Christine devenaient alors simplement Christine. Pour moi elle incarne ce rêve d’absolu qu’elle a su vivre. Une sorte d’icône silencieuse… le temps a rendu cette icône humaine, accessible. Nous échangeons peu, parfois beaucoup, mais je crois que nous nous comprenons sans mot dire. En tout cas, j’ai l’impression de la comprendre, de la connaître. Lorsqu’elle l’a rencontré lui, elle semblait si surprise qu’il la connaisse si bien. Moi j’avais envie de lui crier : « mais nous te connaissons tous, toutes ces fictions, elles ne font que parler de toi, de nous, de tes craintes, de tes puissants désirs, de nos rêves ». Seul toi ne le comprenait pas, il était si simple de relier les points entre eux pour dessiner la vraie Christine, fragile, aimante, celle qui voulait courir plutôt que marcher, vivre plutôt que sommeiller. Tu attendais ce révélateur, j’ai rêvé être ce révélateur. Mais pour moi tu étais l’Icône... la source… jamais je n’aurais osé… j’en ai seulement rêvé.



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Mardi 8 janvier 2008
Pour ceux qui ont la chance, ou peut être le malheur de vivre à Paris, une petite exposition qui m'a tout l'air d'être fort alléchante. La Bibliothèque Nationale de France exhibe ses plus vils atours pour satisfaire la curiosité des errants de notre enfer quotidien. Allez y et perdez vous dans les légendes, fantasmes et interdits d'ouvrages, textes et autres illustrations jusqu'à présent jalousement gardés dans les profondeurs de la BNF. Interdit aux moins de 16 ans of course !

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Pour paraphraser le communiqué de presse de la BNF : Ces parcours à travers la littérature telle qu'elle n'est pas enseignée vont à la rencontre d'un monde imaginaire où les personnages obéissent à toutes les fantaisies du désir, où l'excès de la parole devient pamphlétaire et le discours politique, pornographique. Ce monde c'est celui de l'anonymat, du pseudonyme, des fausses adresses, des dates trompeuses, des éditeurs clandestins, des lieux clos, celui des couvents, des boudoirs, des bordels, des prisons mais aussi des bibliothèques. Des écrivains tels que Sade, Apollinaire, Louÿs, Bataille et quelques autres en sont les acteurs à jamais anonymes de la célébration de l'érotisme et du sexe entre le XVIe et le XXe siècle. Une large place est offerte aux premières manifestations de la photographie pornographique et de même sont exposées les estampes japonaises entrées à la Bibliothèque grâce à la générosité des premiers collectionneurs occidentaux.

Mieux encore, parrainant l'évènement, la RATP a décidé de décorer pour l'occasion l'une de ses stations fantôme. Condamnée depuis des années, cette station énigmatique nomée "Croix Rouge" située sur la ligne 10 entre les arrêts Sèvres-Babylone et Mabillon sera ainsi parée de large bande de tissus noirs cachant une lumière rose pourpre. Bien installés dans votre métropolitain, la rame ralentira suffisamment pour vous laisser le temps de rêver à un autre monde lascif et sensuel. Le sortilège de son souffle soulèvera le temps d'un songe les larges bandes macabres pour dévoiler un  décor, une image et d'étranges mots... allumelle... macrotin... mentule... Faites vite, car à la Saint Rémi, l'enchantement prendra fin.


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Lundi 7 janvier 2008

Alicia - Artiste : Emilie Simon - Album : Végétal

Quand Alicia compose
Un bouquet de roses
Le monde est suspendu
A ses lèvres et pour cause
Elles sont d'un rose
Inattendu 
 

Quand Alicia s'endort
Des plantes carnivores
Veillent sur son sommeil
Mais dans les bras de lierre
D'Alicia
On ne se réveille pas 
 

Alicia dort
Un bouquet de violettes
Des serpents à sonnette
Dancent dans sa tête
Un doux venin
Une odeur de jasmin
Sur les joues pâles
D'une fille végétale
 
Quand Alicia compose
Un bouquet de roses
Le monde est suspendu
Mais dans les bras de lierre
D'Alicia
On ne se reveille pas 

 

 

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Vendredi 4 janvier 2008
Il est des périodes où l'on ne sait plus qui l'on est.
Des temps où l'on ne sait plus où l'on va

Il est des lieux que l'on ne peut s'empêcher de fouler
Des souvenirs que l'on aimerait tant oublier

Il est des douleurs qui ne servent à rien
Des doutes qui nous chevillent au corps

Il est des étapes que l'on souhaiterait franchir
Des caps qui nous font si peur

Il est des questions qui n'en finissent plus de s'accumuler
Des réponses que l'on connaît pourtant

Et pourtant... nous ne sommes que recommencement


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Vendredi 4 janvier 2008
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Un jour, Cunégonde, en se promenant auprès du château, dans le petit bois qu'on appelait parc, vit entre des broussailles le docteur Pangloss qui donnait une leçon de physique expérimentale à la femme de chambre de sa mère, petite brune très jolie et très docile. Comme Mlle Cunégonde avait beaucoup de dispositions pour les sciences, elle observa, sans souffler, les expériences réitérées dont elle fut témoin ; elle vit clairement la raison suffisante du docteur, les effets et les causes, et s'en retourna tout agitée, toute pensive, toute remplie du désir d'être savante, songeant qu'elle pourrait bien être la raison suffisante du jeune Candide, qui pouvait aussi être la sienne.

Elle rencontra Candide en revenant au château, et rougit ; Candide rougit aussi ; elle lui dit bonjour d'une voix entrecoupée, et Candide lui parla sans savoir ce qu'il disait. Le lendemain après le dîner, comme on sortait de table, Cunégonde et Candide se trouvèrent derrière un paravent ; Cunégonde laissa tomber son mouchoir, Candide le ramassa, elle lui prit innocemment la main, le jeune homme baisa innocemment la main de la jeune demoiselle avec une vivacité, une sensibilité, une grâce toute particulière ; leurs bouches se rencontrèrent, leurs yeux s'enflammèrent, leurs genoux tremblèrent, leurs mains s'égarèrent. M. le baron de Thunder-ten-tronckh passa auprès du paravent, et voyant cette cause et cet effet, chassa Candide du château à grands coups de pied dans le derrière ; Cunégonde s'évanouit ; elle fut souffletée par madame la baronne dès qu'elle fut revenue à elle-même ; et tout fut consterné dans le plus beau et le plus agréable des châteaux possibles.

Et c'est ainsi que Candide propulsé par les grands coups de pieds du baron se retouve bouté hors de ce qui était pour lui le paradis terrestre, l'aventure d'une errance formatrice à la découverte du monde commence alors.


Extrait : Candide de Voltaire - 1759
Photo : http://www.monkeytwizzle.com
http://www.flickr.com/photos/billybofh/2153412665/in/set-72157603595252476/ 
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Mercredi 2 janvier 2008

Deux heures du mat, le son des oruchas a baissé progressivement, les gens sont partis après avoir fini leur dernier verre, le bar a fermé ses portes et c'est à regret que nous avons pris le chemin du retour. Dans l'ascenseur, ma femme s'est rapprochée imperceptiblement, j'ai fait de même. Nous nous sommes pris au jeu, nos mains nous ont échappé, notre souffle s'est accéléré, l'air s'est fait manquant, le désir irrépressible, une nouvelle année, un amour renouvelé. 


Nos lèvres sont liées les unes aux autres, nos langues jouent une symphonie de murmure, ma main glisse sur les grains de sa peau, ses doigts se perdent dans ma chevelure, je glisse la clef dans la serrure... chut... ne faisons pas de bruit, notre boutchou doit dormir, Clémence la nounou aussi... nous franchissons le seuil... elle pousse la porte de son dos... chut... se retrouve face à moi... je me fais encore plus présent... lui attrape les mains... destination plus haut... là au dessus... tu t'accroches au porte manteau... ton corps vacille... ton ventre devient courbe... je comprends... je desserre tes lèvres... je descends pour en rejoindre d'autres... d'autres moins bavardes... mes mains remontent ta jupe... détaillent les dessins de ton sous vêtement... pureté... raffinement... luxure... cette fois mes mains prennent le chemin inverse... elle font glisser cette si jolie pièce de tissu... et alors ma langue trace le chemin... de ton nombril à ton bouton d'ivoire... à ton souffle je devine le plaisir procuré, au nectar que tu m'offres je n'ai plus à deviner... tes mains se posent alors sur moi... tu essaies de parler... en vain je ne te laisse aucun répit... chut... tes mains se crispent, tes ongles pénètrent mes épaules... oui mon ange de plaisir... que c'est divin... ma langue descend, remonte, contourne, chemine, explore, plonge, se darde, appuie, s'écrase, cette fois j'entends distinctement tes râles, tu murmures des petits oui, des ohhh qui s'abreuvent à la source du plaisir... des mmmhhh pleins de gourmandises.


Tu es debout face à moi arc boutée contre cette porte, tes deux mains sont toujours posées sur mes épaules, pourtant un baiser déposé sur le lobe de mon oreille vient surprendre le cheminement de ma langue. Je me retourne, c'est Clémence... évidemment c'est elle, qui d'autre... je bafouille... je recule... son index sur mes lèvres... chut... alors je comprends... mon amour voulait me signifier la présence de Clémence lorsqu'en vain elle voulait parler... ses ongles ont entaillé ma chair pour me dire stop, arrête, puis submergée par le plaisir mon amour a abandonné toute once de volonté... Clémence nous avait entendu, s'était levée, ma femme l'avait vue, Clémence nous avait regardé dans le clair obscur de notre entrée...

 

Elle nous prend tout deux par la main, nous guide jusqu'à notre chambre, nous redécouvrons un chemin pourtant tant de fois emprunté, j'entends mon cœur battre... tam... tam... tam, tam... Nous arrivons dans notre chambre, Clémence délaisse nos mains, allume une des lampes de chevet... que cette jeune femme est belle, un trouble s'immisce en nous, celle que nous ne voyions que comme une gamine de 19 ans, est une femme, une vraie femme... brune, une peau couleur de lune, des hanches fermes, un joli ventre, une poitrine généreuse, grande, avec de belles rondeurs... son visage jouit d'un sourire sincère.

 

undefined Elle revient vers nous... n'ayez crainte... les rôles s'inversent... c'est elle qui nous rassure... nous nous laissons guider... elle s'avance... lentement... rêve de coton... gestes lents... aérés... magiques... prend la main de ma femme qui la suit somnambule... la serre contre elle... calmement, assurée de son pouvoir sur nos âmes... assurée de son emprise sur nos corps... dépose un baiser dans le creux de sa nuque... papillonne autour de ses lèvres... mon amour répond au bruissement de ces ailes par les mots de ses mains... elle effleure le trésor qui lui est offert... n'ose le profaner... doucement... lentement... calmement... chut... chute de rein... le temps chute... disparaît au loin... par delà cet univers de délice... elle commande a mon ange de s'agenouiller... la dispose comme un objet précieux, une œuvre d'art... elles... moi... nous allons devenir triptyque. Elle fini de disposer mon ange... imite sa pose, prend la même posture... j'ai maintenant face à moi deux sœurs jumelles... je reste muet... interdit... fasciné... hypnotisé... chut... elles me sont offertes... je ne distingue plus leur visage... je contemple dans un silence envoûtant leur face nord... leur visage disparaît, leurs épaules plongent vers le sol... leurs reins cherchent le ciel... indécentes elles m'offrent leur croupe dans un duo enivrant... je suis le Maître... pourtant je n'ose bouger... je chemine dans un rêve que je ne veux brusquer... 


Clémence... Olivia... Olivia... Clémence... je ne choisis pas... embrasse cette pluralité... virevolte de l'une à l'autre... Clémence... mon index ici... Olivia... ma langue là... Clémence... ma main sur cet autel de luxure... Olivia... mon sexe dans ton temple de débauche... Clémence... je m'invite en toi... je quitte l'une... rejoint l'autre... pars à nouveau... puis reviens... leurs lèvres se rejoignent à nouveau, leur langue fusionne... elles deviennent mon trait d'union... nul ne saura nous séparer... point d'interrogation... je ponctue ici une gamme alto... puis pianissimo je plonge en Clémence... je vois le corps d'Olivia, malgré mon absence, son corps garde le rythme comme si un cavalier invisible la chevauchait... je me surprends à claquer l'une de ces lunes... geste étranger... incontrôlé... un gémissement lui échappe... claque...ouiii... claque... je t'entends dans un chuchotement... je t'en prie viens...

 

Comme le pâtre que je suis... prends mon bâton... ensorcelante transhumance... me voilà mon Amour... je te promets... je ne te quitte plus... ta jumelle se relève... me donne un baiser... replonge dans la mêlée... s'allonge sous ton corps... tu lui offres le passage... tu lui offres ta fontaine de jouissance... elle te fait don de la sienne... mon sexe dans ton passage étroit... je vais... je viens... viens... la fraîcheur d'une pointe... là sur la base de mon sexe... Clémence se délecte de toi... de moi... toi... moi... elle... je suis en elle entre ses lèvres, dans sa bouche, sur sa langue... au plus profond... je reviens à toi... plus profond encore... toi, elle, je ne sais plus, je perds toute raison... nous retenons des cris que nous souhaiterions tant pouvoir libérer... froissement des draps... chuchotement des corps... enfin je jouis... où? Dans quel port? Sur quelle berge? Je ne sais plus... mais un fleuve... intarissable... mes muscles se tendent... je suis parcouru de soubresauts insoutenables... je ne peux y mettre fin... on me retient... je m'électrise... convulsé... je comprends... Clémence me retient... me vide... je vous vois... toi mon amour à quatre patte... ta main fouillant au plus profond de ton intimité... ton visage enfouis dans celle de Clémence... Clémence là juste dessous... Sirène parmi les Sirènes... enfin... elle décide de libérer son emprise... je remonte à la surface... m'allonge sans vie... j'assiste à l'explosion de vos sens... exquise extase... sublime jouissance... Clémence reprend vie la première... glisse... sirène hors de l'eau... elle t'embrasse souillée de ma semence... vous me partagez... vous me goûtez... je me délecte... oh merci Clémence... merci mon ange d'amour.

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Vendredi 28 décembre 2007
On n’échappe pas à son temps et comme la période le veut, je tenais à vous souhaiter à toutes et à tous de très bonnes fêtes de fin d’année ainsi que mes meilleurs vœux pour l’année qui s’annonce. Je souhaite de tout cœur que vos vœux 2008 se réalisent au-delà de vos espérances, que l’année à venir soit tendre, mutine, caline et délicieusement décadente. Beaucoup d’amour et de bonheur à vous ainsi qu’à vos proches. Pour illustrer ces mots je n’ai pas fait appel à de talentueux photographes, non, juste une photo des montagnes qui entourent ma ville, histoire de porter chacun de nous sur les sommets de la vie.

 

  grenoble-by-night.jpg

Merci à tout ceux qui ont laissé une trace sur mes pages : Alain, Aliana, CabaleiroCharnelle, Dame Murasaki, Didier, Emma et Chris, E&S, Jo, Kali, Lilli, Meghna, Mes-mains-ont-la-parole, Ncarole, Noir Intense, Sats ainsi que Sexiscomedy. Merci aussi à ceux qui ont préféré se vêtir d’invisibilité, en espérant pouvoir vous lire l’année prochaine. 

 
Et enfin, une pensée toute particulière à Lilith et Alicia qui m’ont si agréablement accompagné durant ces derniers mois et ces dernières semaines. Lorsque je suis ici mes pensées vont vers vous, vous le savez. Je vous embrasse.

 

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