Vendredi 21 mars 2008
Le sommeil n'avait pas tardé ce soir là, il s'était endormi, celle qu'il aime lovée contre lui. Il n'avait pas voulu repenser à cette journée propice aux retrouvailles de celle dont il s'était éloigné. Il se sentait bien dans sa peau à l'abri de toute culpabilité. Il était heureux d'avoir pu renouer avec cette femme dont les mots lui procuraient chaque fois un peu plus de bonheur rêveur.

La nuit ne fut pas très longue, réveillé par une gorge douloureuse, le réveil indiquait approximativement 4h30. Il savait qu'il n'arriverait pas à se rendormir, son esprit n'était pas assez embrumé pour sombrer à nouveau dans des rêves insondables. En temps normal cela l'aurait agacé de ne pas pouvoir profiter d'un sommeil de plomb. Mais pas cette fois, cette fois il avait envie de mettre à profit les quelques heures qui lui restaient devant lui pour penser à cette autre femme. Celle aux reflets de feu, celle pour qui il s'était consumé quelques semaines auparavant, celle qui avait pris trop de place dans son quotidien, au point qu'il avait du à regret couper le lien qui les reliait l'un à l'autre. La décision n'avait pas été des plus simples, mais il avait touché le fond...

Aujourd'hui il avait regagné les sommets et cette nuit trop courte était une bénédiction. Il repassait le film d'une rencontre. Il ressassait son récit, s'imaginant les yeux bandés totalement à la merci de cette tigresse. Lui, allongé sur le ventre ne sachant ce qui allait se passer. Il ressentait la chaleur de ses mains sur ses épaules. Il se laissait aller rêvant toujours à un contact entre leurs deux peaux. Elle le massait doucement, lentement comme si le rythme de ses mains sur son dos intimait l'ordre au temps de faire une pause. Elle lui demandait de se retourner, il s'exécutait.

Et surprise, sa main se posait instantanément sur son sexe déjà dressé. Elle se mettait à le masturber si délicieusement qu'il n'avait que faire de craquer entre des mains si délicates. Elle le griffait de temps à autres, l'empoignait plus fermement, planter ses ongles dans la chaire, ne faisant qu'accroître en lui son désir d'elle. Mais il se laissait conduire. De temps à autre, il tentait d'échapper à la caresse en essayant de reculer son bassin. Mais ce n'était pas par gêne de jouir entre ses mains, il voulait prolonger le plaisir voilà tout.

Cela peut paraître anodin, mais pour lui c'était un peu une nouveauté. Il avait plutôt l'habitude d'être là pour les autres, essayant toujours de satisfaire au mieux les désirs des quelques femmes qu'il avait pu croiser. Cette fois il se laissait conduire.

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Voilà ce qu'il imaginait, voilà ce qu'il passait en boucle dans la chambre faite d'ombre et de silence. Evidemment sa main n'était pas restée passive, il l'avait posée sur son ventre d'abord, ressentant la chaleur relaxante se diffuser en lui. Puis sa main avait glissé sur son slip, jouant les entremetteurs entre le tissu fin et la base de son gland, là où ses chaires se sont naturellement accumulées, donnant à son gland un petit amas discret au niveau du frein et surtout lui offrant pour la vie une sensibilité immédiate.

Cela avait duré longtemps, la caresse était discrète, cela pouvait donc durer jusqu'au petit matin, à titiller ainsi ses sensations, ralentissant quand cela devenait nécessaire, appuyant plus instamment lorsque la torpeur qui l'habitait commençait à s'amenuiser. Puis sa main avait instinctivement décalé le tissu du slip sur le côté, il s'était placé en chien de fusil faisant remonter ses testicules et comprimant ainsi mécaniquement un afflux de sang qui faisait grossir à l'extrême son intimité.

Il aimait sentir son gland gonflé à l'excès. Ces manœuvres ne l'avaient pas distrait pour autant, elles étaient naturelles pour lui et elles accompagnaient ces songes. Elle l'accompagnait toujours, elle, une femme fontaine, il avait vu de nombreuses vidéos à ce sujet par le passé. Il s'était toujours demandé si ces vidéos n'étaient pas truquées. Il aurait temps de plaisir à jouer de sa langue, c'était un plaisir qui lui était rarement accordé. Pourtant c'était pour lui une communion tout à fait désirable que de vouloir goûter à la source du plaisir.

Il l'imaginait ruisselante, il s'imaginait vouloir plonger dans ce flot aux saveurs épicées. Ce serait pour lui magnifique, il voulait lui donner ce qu'elle n'avait pas, il voulait lui donner le meilleur d'un homme, il voulait lui donner le meilleur de lui. Il se souvenait de la confidence qu'elle lui avait faite après ce mercredi passé sur msn. Un jour où il avait décidé de pousser son avantage. Il voulait quelque part lui faire voir comme ses mots aussi bien que ces mains pouvaient la conquérir. Elle s'était laissée emportée. L'instant avait été intense. Puis elle lui avait avoué textuellement « s'être godée ».

C'était un mot étrange venant d'elle qui choisissait toujours ces mots avec beaucoup de réflexion. Un mot loin des bonnes conventions, mais un mot qui lui plaisait dans sa bouche à elle. Elle, si délicate, elle, si instruite, elle, si intellectuelle, un mot simple, un mot qui laissait deviner en pointillé que son plaisir avait été bon, elle acceptait de se laisser aller, elle acceptait le désir qui était en elle naturellement, simplement, sans chercher des mots compliqués. Mes mots l'avaient poussée à jouer avec cet objet turgescent, quelque part j'imaginais que c'était un peu de moi entrant et ressortant au grès du rythme qu'elle avait imprimé à son jouet.

Et elle était toujours là, les heures avaient passées, 8h30 approchait. Elle lui avait demandé un jour s'il avait joui en pensant à elle. Il s'en était toujours gardé à présent. Il se leva du lit, le jour filtrait légèrement, une érection toujours présente. Il se dirigea vers les toilettes, s'assit et se mit à caresser son sexe avec la ferme intention de la voir, avec la ferme intention de la sentir, de la toucher, d'écouter sa voix. Le plaisir affluait, il s'imagina entre ses jambes inondées du flux de sa sève féminine, et le plaisir vint par saccades, ses muscles se crispant, les paupières clauses. Quatre heures passées en sa compagnie, il ne ressentait aucune fatigue, aucune envie de se recoucher, la journée était belle et ne faisait que commencer.

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Lundi 17 mars 2008
J’ai vécu une danse.
Celle que l’on ne danse qu’une fois.
Une envolée éphémère.

Une nuit d’hiver la chrysalide se rompt.
Le quotidien prend quelques aises.
Le papillon fragile prend ses ailes.

Une lueur l’a fait naître.
Une lueur d’un soir.
Dans la nuit la flamme.

Elle luit calmement.
Lui telle une nuée
Des phalènes se dirigent vers elle.

Irrésistiblement attiré.
Aimanté par la luminescence
Des ombres dont la flamme se joue.

La chaleur est douce, enivrante.
La lumière est belle, apaisante.
Quelques battements et le voilà plus proche encore.

La flamme se reflète sur ses ailes.
Leur poudre s’irise de reflets chatoyants.
C’est lui il n’en revient pas.

Son vol s’ornemente désormais d’ondes colorées.
Le battement de ses ailes s’imprègne
Sur cette flamme séduisante.

Elle ondule, danse, mouvante, envoutante.
Or, rouge, blanche en son centre,
Appel du ventre, pour une danse hypnotique.

Ces ailes le portent,
Dessinent des arabesques,
S’amusent des volutes de fumée.

Le tempo est grisant.
A chaque passage, le papillon se rapproche
Imperceptiblement de la source de lumière.

La chaleur se fait plus sourde, engourdissante, paralysante.
Pulsations de brûlure, des langues incandescentes
Lèchent le mouvement de ses ailes.

Impossible de résister.
Douleurs, certes, mais plaisirs.
Choisir la fuite ou sombrer à jamais.

Offert à cette source énygmatique.
D’instinct, une décharge le parcours,
Fuir, repartir, s’éloigner, un mot d’ordre.

Trop tard, trop proche, trop cuisant.
Grésillement, rencontre de deux mondes.
L’un céleste l’autre réel.

Irréversible, l’envol prend fin,
Lové au cœur de la flamme.
Consumé en son ventre.


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Vendredi 14 mars 2008
Elle a tout organisé, elle a prétexté une visite chez sa tante à Lyon. Elle a préparé tout ce dont elle avait besoin pour y passer le week-end. Sa rencontre avec lui était inévitable. Elle y a si souvent pensé que c'est inscrit en elle. Son trajet en voiture se fait dans la douceur d'une musique d'ambiance sage et mélodieuse, elle laisse tout derrière elle et va vers lui. Elle sait que rien ne sera plus jamais comme avant mais ne veut pas y penser, elle ne s'y autorise pas, elle aura bien assez de temps pour y penser après, maintenant elle se veut légère et insouciante, libre et désinvolte.
 
Elle prend tranquillement sa matinée pour y aller, elle regarde le paysage défiler, un sourire sur les lèvres, elle sait qu'il ne la rejoindra qu'en fin d'après-midi, cela lui laissera le temps de se resaisir, de retrouver la sérénité qu'une rencontre avec lui, perturbe. Elle prend le temps de se garer, de s'installer à l'hôtel, elle ouvre le rideau, et observe le Rhône qui coule sagement dans son lit, sa surface est brillante, un soleil timide s'y reflète, sa main reste accrochée au voile du rideau, elle a profondément conscience que c'est ici qu'elle le rencontrera, qu'elle ne peut plus reculer, que les dés sont jetés...Elle sourit de ses appréhensions, et va prendre une douche...
 
Elle se prépare soigneusement, se maquille sans hésitation, elle sait comment elle veut être pour lui, comme elle veut paraître mais elle sait aussi qu'elle ne pourra rien lui cacher, il sait le principal d'elle, l'essentiel, le reste n'est que poudre aux yeux...Ses yeux, qu'elle cerne de noir, qu'elle caresse de noir mais qui sont si clairs à cet instant.

Elle laisse ses cheveux mouillés sur ses épaules les frottant simplement avec une serviette, elle passe un soutien-gorge qui enserre ses seins, une culotte assortie, elle sait que bientôt ce seront ses mains qui la dépareront de ces artifices... Elle étire ses bas sur ses jambes, passe un chemisier, et une jupe, enfile ses escarpins, elle retourne dans la chambre et s'observe dans la vitre, elle se plaît mais lui plaira-t'elle ?  Elle frissonne...regarde sa montre et se rend compte qu'elle a oublié ses bijoux et la touche de parfum. Elle se morigène d'être aussi distraite.
 
Elle a une bonne heure devant elle avant qu'il n'arrive, elle ne tiendra pas à rien faire, trop nerveuse, trop fébrile. Elle prend son manteau, son sac à main, et sort se promener. Elle laisse la clé de la chambre à la réception, et part sans se retourner. Elle ne sait pas où aller, et déambule, observe la vieille ville aux monuments de pierre. Elle rêve, et inscrit chacun des détails dans sa mémoire, elle sait que sa mémoire sera sa planche de survie, son livre de coeur.
Un dernier détour, un dernier arrêt au bord de l'eau à regarder les oiseaux et les méandres du fleuve s'enlacer et elle se décide à rebrousser chemin, elle sait, elle espère qu'il sera là.
 
A la reception, on lui dit que monsieur est arrivé, son coeur bondit, son rythme cardiaque s'accélère, un bref moment de panique l'aborde pour s'éloigner. Elle monte les escalier laissant le trouble l'envahir, la submerger, la dévorer.

Elle ouvre la porte sans bruit, il est là face à la fenêtre, ne se retourne pas à son arrivée, elle s'avance vers lui, passe sa main sur sa taille, l'autre sous sa veste, l'enlace et pose sa joue sur son dos avec douceur. Il pose sa main sur la sienne et elle soupire de bonheur.

Il se retourne, elle relève la tête, ils se regardent. Ils se penchent, leurs lèvres se touchent...Leur premier baiser...

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Mercredi 12 mars 2008
Je m'imagine très bien cette attente. Les jours précédents n'auraient été que torture. Y aller... S'abstenir... Mes nuits auraient été encombrées de visions toutes plus érotiques les unes que les autres... vous embrasser sans attendre que vos lèvres ne prononcent le moindre mot... vous déshabiller délicatement... vous contempler dans un silence apaisant... vous caresser sans vous laisser aucun répit... vous envouter... vous surprendre... vais je le faire... en suis je capable ?

Tout se serait brouillé dans mon esprit, vous, moi, nous, mes mains, vos reins, votre chevelure, mes lèvres, vos seins, mon torse, nos sexes, votre lune, votre peau, votre odeur, mon désir de vous posséder, votre envie de vous offrir... confusément chaque seconde passée me rapprocherait un peu plus de vous.

Jusqu'au jour où... je me lève après une nuit agitée de rêves culpabilisants, c'est le jour du rendez vous, je ne sais toujours pas si je vais venir... je prends ma voiture pour faire le trajet quotidien du travail. Je ne sais toujours pas. Le ciel est encore sombre. La lune est toujours là, pleine, étrangement irradiante, elle se cache derrière les montagnes, son aura entourent leur crête... c'est décidé la vie est bien trop belle pour ne pas en profiter...

Je n'irai même pas travailler, direction Lyon pour m'imprégner d'une journée de liberté, pour m'autoriser à ressentir, à vibrer du moindre signe de vie, le bonheur, inspirer, emmagasiner, accumuler, rajouter une pierre à l'édifice, faire abstraction de mon quotidien, le temps d'une journée être libre, libre pour elle, libre des autres, libre, être moi ... je m'oblige à ne penser qu'au bonheur, une terrasse ensoleillée, quartier St Jean, lieu chargé d'histoires, j'observe les passants, hommes ou femmes, touristes, hommes d'affaire, business women, gens simples, enfants, ainés... je ressens la ville, je la vis, je laisse vagabonder mes pensées, le temps passe, je marche, je rêve... je trouve un petit square, havre de paix, je m'allonge sur l'herbe et je me mets à regarder le ciel... en ne faisant rien d'autre que de jouer avec les quelques nuages qui passent doucement.

Finalement l'heure du rendez vous approche, je dois me mettre en route, j'entends mon coeur, il bat, il raisonne, plus j'avance vers ce lieu et plus je l'entends. Plus le temps s'égrène et plus le rythme s'accélère. Je me demande si vous êtes là, je regarde les femmes que je croise en recherchant dans leur regard l'étincelle de vos pupilles, aucune d'entre elles n'irradie mon espace, elles ne sont pas vous.

Je suis devant l'hôtel, je suis arrivé porté par je ne sais quel rêve, je rentre, presque automate, sans me poser plus de question. Je demande la clef que vous m'avez réservé, on me tend un colis, m'indique la direction à suivre. L'ascenceur. Le couloir. Des portes. Un numéro. J'entre. Un voile cache le paysage. Tout est silencieux. J'ouvre la boite, mes mains se posent sur un tissu de satin pourpre, doux, lisse, froid. Je le rapproche de mon visage. Il est parfumé. Irrésistible. Je me surprends à y déposer un baiser. Le garde distraitement, enveloppant ainsi ma main.

Je tire le voilage. Le soleil m'illumine. Vue sur le Rhône étrangement assagi. Cette fois je n'ai plus rien d'autre à faire qu'attendre. Et mon coeur se met à nouveau à donner le tempo. J'ai froid. Mon ventre se tend. Je tremble. Repris par ma timidité adolescente. Impossible de faire cesser ces signaux émotifs. Je ne saurais à cet instant parler sans trahir la tension qui vient de m'envahir si subitement.

Le bruit d'une poignée, la porte s'ouvre, se referme. Je ne bouge pas. Dos à l'entrée. Le monde face à moi. Mon rève dans mon dos. Mon corps se raidit. Je tente toujours en vain de faire cesser ces tremblements qui me parcourent de part en part. Toujours incapable de parler. Le parfum n'est plus uniquement sur cette pièce de satin qui ceint ma main, il m'enveloppe, présence étrangère, ni apaisante, mais dangereuse et amicale.

Vous vous serrez contre moi. Une main contourne ma hanche gauche et se pose sur mon ceinturon. L'autre passe sous ma veste et remonte sur mon torse. Votre souffle est sur ma nuque. Je ferme les yeux. Ma main se pose sur votre main, nos peaux séparées par le satin parfumé. Je n'ai plus froid. Je suis bien. Je me retourne. J'ouvre mes paupières. Je vous vois. Nos regards s'accrochent l'un à l'autre. Nos lèvres se joignent. Ce n'est plus mon rythme, ça n'est plus mon temps, c'est nous.



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Lundi 10 mars 2008
Presque deux mois jours pour jours que je me suis retiré sur la pointe des pieds. Deux mois qui m'ont permis de me recentrer, de comprendre un peu plus de choses ou en tout cas d'essayer de comprendre un peu mieux le pourquoi qui me guide.

Deux mois pour trouver l'apaisement qu'il me fallait. Deux mois pour comprendre qu'une très belle histoire peut être vécue sans qu'elle ne mette en péril une autre très belle histoire. Deux mois pour ne plus avoir de doutes. Deux mois qui m'ont confirmé mon Amour pour mon épouse, celle qui m'accompagne chaque jours. Deux mois qui m'ont convaincu que l'attirance qui me portait vers cette autre femme inconnue était bien plus qu'une histoire banale.

Une petite saison d'hiver qui aura apaisé mes blessures. Une petite saison qui m'aura donné la certitude qu'un chemin lumineux se doit d'être emprunté s'il peut illuminer une vie entière. Rassurez vous ça n'est pas mon style de parler de religion, à moins que l'amour ne soit religion. Elle ne remettra pas en cause l'amour que j'ai pour mon épouse. Elle et moi c'est autre chose, c'est un songe, une brise, une tempête.

Aujourd'hui j'ai repris ce chemin, posé quelques balises pour ne pas m'égarer. Franchir le pas sans tiraillement, en toute sérénité et à deux conditions : qu'aucune blessure ne puisse se créer, que la rencontre soit celle de deux êtres pleins de vie. C'est ce que j'entreprends avec vous. C'est ce que j'entreprends avec Elle.

Je n'écrirai ici que les mots qu'Elle fait naître en moi. Je ne publierai désormais aucune autre aventure ou récit imaginé ou vécu qui ne m'aurait été soufflé par sa présence bienveillante et sensuelle. Vous y lirez peut être son écho. J'espère qu'Elle m'offrira ce privilège.

Car c'est avec Elle que je veux construire mon rêve.


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Vendredi 11 janvier 2008

Ô douleurs de l'amour!
Comme vous m'êtes nécessaires et comme vous m'êtes chères.
Mes yeux qui se ferment sur des larmes imaginaires,
mes mains qui se tendent sans cesse vers le vide.
J'ai rêvé cette nuit de paysages insensés et d'aventures dangereuses
aussi bien du point de vue de la mort que du point de vue de la vie,
qui sont aussi le point de vue de l'amour.
Au réveil vous étiez présentes, ô douleurs de l'amour, ô muses du désert, ô muses exigeantes.
Mon rire et ma joie se cristallisent autour de vous.
C'est votre fard, c'est votre poudre, c'est votre rouge,
c'est votre sac de peau de serpent, c'est vos bas de soie...
et c'est aussi ce petit pli entre l'oreille et la nuque,
à la naissance du cou,
c'est votre pantalon de soie et votre fine chemise et votre manteau de fourrure, votre ventre rond c'est mon rire et mes joies
vos pieds et tous vos bijoux.
En vérité, comme vous êtes bien vêtue et bien parée.


Ô douleurs de l'amour, anges exigeants, voilà que je vous imagine
à l'image même de mon amour, que je vous confonds avec lui...
Ô douleurs de l'amour, vous que je crée et habille,
vous vous confondez avec mon amour dont je ne connais
que les vêtements et aussi les yeux, la voix, le visage, les mains,
les cheveux, les dents, les yeux...


Robert Desnos - 1926




J'emprunterai ces quelques mots à un Grand, un vrai, pour conclure ces quelques mois passés en votre compagnie. Ce fut un enchantement des plus envoutant... trop justement.. j'ai perdu pied et si je poursuis mon chemin avec vous je me détruirai complètement. J'ai d'abord allumé quelques feux pour me réchauffer, puis j'ai concentré ce feu en une flamme douloureuse mais entêtante, si je persiste je soufflerai un jour la flamme et le gaz continuera à se propager, jusqu'à ce que tout bascule irréversiblement...

Cette nuit, j'ai pleuré, en silence, mon amour, mon ange, celle qui partage ma vie dormait à mes côtés d'un sommeil agité. Cette nuit je ne pouvais pas dormir. Je n'ai que trop rarement parlé d'elle, de mon ange d'amour, je l'ai déjà fait souffrir, trop beaucoup trop. Elle ne sait rien des mots que je prodigue ici, et quand bien même j'avais le courage de les lui dire, s'en suivrait une fin irréversible. Elle ne comprendrait pas plus que je ne me comprends parfois. Je l'aime elle, et je vous aime toutes... mon amour pour toi n'est il qu'un écran de fumée? non c'est impossible, je ne peux pas y croire, je t'ai trop fait souffrir et j'ai me suis trop fait souffrir en retour pour accepter cette idée! Toutes les femmes lunes que vous êtes, je voudrais toutes vous aimer pour en retour tenir votre main dans la mienne et lire dans vos yeux votre désir de moi... C'est un rêve fou, dangereux et insensé.

Les contours de l'enfant que j'ai si souvent attendu se déssinent aujourd'hui plus précisément. Toi tu me dis vouloir me faire un enfant, quel plus beau cadeau d'amour pourrais tu m'offrir, certainement aucun. Et moi je choisis cet instant où la vie pourrait enfin avoir un sens, pour ne donner à ma vie qu'un néant insondable. Un enfant, je devrais dire un garçon, je n'arrive pas à me départir de cette idée... mais quel père... quel père serais je si je ne suis que néant ? Qu'aurais je à lui offrir si je ne trouve pas la paix pour moi même? Tu veux m'offrir un enfant, j'ai peur. C'est peut être ce qui m'a conduit ici.

Je cherche à être un homme, j'ai peur d'être un père, je ne suis pas sur d'y arriver, je n'arrive pas à savoir si je suis un homme, comment pourrais je être un père? Peur ancrée de l'étouffer pour compenser, crainte de l'abandonner pour ne pas qu'il devienne l'errant que je suis parfois. Face à cela vous comprendrez que je dois cesser mon errance ici. Couper les ponts, faire le point, me donner de nouveaux objectifs et avancer  coûte que coûte. J'aurais très certainement souvent envie de me retourner pour voir quel chemin vous avez suivi, j'essaierai de m'en abstenir, je m'attache si facilement que cela sera aussi une douleur certaine, mais certainement salvatrice.

Je ne supprime pas ces pages car elles m'ont permis de voir le point de non retour de près, de très près. Si je ne l'avais pas vu je me serai perdu encore plus surement. Alors merci à vous tous et toutes pour tous vos mots, souvent très flatteur. Et puis tout ces mots sont les miens, c'est une part de moi que je ne peux renier. J'avais parfois l'impression de jouer avec un économe, faisant le tour du fruit, enlevant chaque fois un peu plus de chair, me rapprochant toujours du noyeau, avec ces mots j'ai vécu intensément, je me suis redécouvert, fragile, écorché vif, à fleur de peau. Il faut que j'accepte cette part de fragilité, je ne veux donc pas la supprimer à jamais.

Suivez votre chemin, je tente de retrouver le mien.



Merci à toi Alicia.
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Vendredi 11 janvier 2008
I wanna be your dog - Artiste :  Emilie Simon - Album : Eponyme

come on

so missed up i want you here
in my room i want you here
now we are gonna be face to face
and i lay right down in my favourite place

now i wanna be your dog
now i wanna be your dog
now i wanna be your dog
now i wanna be your dog

come on

now i m ready to close my eyes
now i m ready to close my mind
now i m ready to feel your hand
and loose my heart in the burning sand

now i wanna be your dog
now i wanna be your dog
now i wanna be your dog
now i wanna be your dog
 
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Vendredi 11 janvier 2008

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Andrew Gonzalez

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Marcello Rubini

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Prismes

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Raphael Class

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Mikolaj Zajac

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Dominique Lefort

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Andy Metal

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John Santerinoss

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Ben Marcato

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Blackvertising

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Buffet Froid

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Charles Mons

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Daniel Bauer

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Darren Holmes

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Disappointed Virginity

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Elaisted
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Elfenstaub


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Erotik Art

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Markus Arms


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Gabriele Rigon

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Norbert Guthier

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Howard Schatz

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Ralph Kerpa

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Janusz Miller

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Karina Taira

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Jaroslaw Kubicki

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Luc Selve

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Ludovic Goubet

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Magic Zyks

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Magnus Blomster

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Melles Midnight

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Mqdt

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n8fang

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Dimitri Daniloff

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Paul Banner

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Paul Himmel

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Pavel Danel

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Perry Gallagher

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Pixelles

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Roman Kasperski

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Sandrine Sauveur

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Sascha Wolf

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Jan Saudek

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Sara Saudek

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Simple moment

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Skarabis

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Spanochi

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Spillebout

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Stefan Delay

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Sylvia nue

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Sabine Modotti

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The red planet

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Tony Ward

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Waclaw Wantuch

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Zbiniew Reszka

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Crawy

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Vendredi 11 janvier 2008
Voici un texte qui n'est vraiment pas mon préféré, je dirai même le pire de tous, pas du tout dans mon style vous le verrez, enfin si vous avez le courage de le lire jusqu'au bout...

Vous connaissez ce genre de jeu, sur un forum quelqu'un lance une thématique, fixe un cadre. En l'occurrence le décès d'un père de famille, de vieux amis qui se retrouvent dans une maison avec la famille ainsi que le personnel de maison, un avocat verreux meilleur ami du défunt, un veuve volage, des amis délurées... et un testament lançant une sorte de chasse aux trésors où en souvenir du défunt tous les vices sont permis pour trouver la clef qui mènera au trésor.

Quelqu'un écrit le premier chapitre, je me suis lancé  à l'époque dans le deuxième chapitre, la difficulté étant qu'il faut tout de même respecter et prolonger l'impulsion donnée par l'auteur initial. Ce n'est donc pas mon style et c'est surtout de la littérature de bas étage, enfin j'ai dit que je vidais tous mes tiroirs, donc je vais jusqu'au bout de la démarche.



Chapitre 2

 

Une fois la transe de Jo totalement dissipée, Jo décida de regagner la maison pour faire part de sa découverte à sa collègue, la très en chaire Miss Rosa. Miss Rosa n’est pas connue pour garder les secrets et au contraire est toujours prompte au moindre commérage. C’est une collègue que Jo a toujours très apprécié, il faut dire qu’elle n’a jamais refusé la moindre de ses avances et qu’avec elle tout paraît tellement si simple. Toujours de bonne humeur, jamais contrariée, le cœur léger, prête à tout pour faire plaisir. C’est aussi pour cela qu’Adrien l’appréciait au moins autant que sa femme, ce même si l’épreuve du temps avait bien enrobé Miss Rosa et qu’Adrien avait montré ces dernières années moins d’empressement à la chevaucher. Sous ses airs bonhomme, Rosa ne refusait jamais d’assouvir la moindre perversion de son patron, à croire qu’elle ne connaissait aucun tabou, aucune limite. C’était quelque chose que Jo n’avait jamais vraiment compris. En effet, il avait conquis le cœur de nombreuses femmes plus ou moins disposées à la débauche, mais jamais aucune d’entre elle n’avait su montré autant de Naturel que Rosa dans l’accomplissement des jeux auxquels ils les initiaient. Même les femmes les plus libérées et expérimentées, si l’on poussait le fantasme toujours plus loin parvenaient un jour à une limite qu’elles ne pouvaient pas franchir. Rosa, non, jamais… elle était toujours prête, ce n’était pas tant qu’elle n’avait pas de morale, non, simplement elle ne voyait le mal nulle part. Par conséquent, si elle n’éprouvait parfois pas de plaisir particulier à telle ou telle pratique sexuelle, le principal était que son partenaire, lui, puisse en retirer beaucoup de jouissance. C’était aussi simple que cela, elle ne se sentait jamais exploitée, avilie, humiliée ou même souillée par les jeux de ses partenaires hommes ou femmes. Elle donnait de son corps voilà tout et il n’y avait rien d’autre à expliquer, pourvu que les autres en tirent bénéfice.

 

Jo trouva Miss Rosa dans la cuisine, en train de nettoyer la vaisselle salie par Madame Danielle.

- « Et bien si tu étais resté tout à l’heure, Jo, tu aurais assisté à un sacré spectacle ! Je crois que Maître Torti n’est pas prêt de la lâcher notre petite Dame. Il avait vraiment l’air accro derrière ses airs de dominateur. Et Madame Danielle, était vraiment toute chamboulée. Toujours en train de dire non à tout, mais toujours en train de s’exécuter pour la piètre excuse de respecter les volontés de son défunt mari. »

- « vous êtes bien toutes les mêmes, va ! »

- « pt’être bien, mais vraiment j’ai eu droit à une belle tranche d’exhib. Pendant que je lui cuisinais un petit remontant, il l’a faite s’asseoir sur une chaise qu’il avait placé sur le seuil de l’entrée, il lui a demandé d’écarter les jambes bien en plein et de se caresser le clito, puis il lui a ordonné de travailler la pointe de ses seins, ça a duré un bon moment ! Pour se laisser faire comme ça elle devait être vraiment chauffée à blanc. En tout cas, ces petits gémissements ne laissaient aucun doute sur le plaisir qu’elle prenait à faire ça devant Maître Torti et moi. Elle donnait vraiment l’impression d’apprécier ! Lorsque j’ai eu rempli son assiette, il lui a demandé de se lever, a placé l’assiette sous sa petite chatte bien épilée et lui a demandé de laisser écouler le sperme qu’il avait déposé au fond de sa caverne !!!!! Tout ça sous mes yeux ! Et elle, elle faisait la moue à chaque fois mais ne traînait pas pour s’exécuter. Elle a bien sur tout mangé mais avec une dignité vraiment très bourgeoise ! »

- « Effectivement, je crois que j’aurais aimé être là ! mais bon j’ai fait une toute autre découverte ! Frédéric… tu sais qu’on ne l’a pas vu souvent flirté avec des filles, tout le temps fourré avec sa jumelle, ils passaient tous les deux le plus clair de leur temps avec une bande de garçon quand ils n’étaient pas à l’école. Je crois comprendre un peu mieux les choses aujourd’hui. Lors de ma méditation quotidienne, j’ai eu une vision, je l’ai vu embrasser un garçon tout à l’heure, un baiser plutôt chaste, mais un vrai baiser d’amoureux ! J’ai eu la sensation que c’était pour lui une première fois, j’ai ressenti en lui beaucoup d’appréhension, ainsi qu’une grande excitation, je crois qu’il est encore puceau de ce côté là»

- « Il va donc falloir que j’aie une conversation sérieuse avec Frédéric, après tout si je ne prends pas soin des enfants, c’est pas leur bourgeoise de mère qui va les accompagner dans la difficile découverte de la sexualité ! »

- « tu as raison, je suis suffisamment bien placé pour dire qu’il n’est pas facile d’accepter son homosexualité ! Même moi ! Pourtant je peux te dire que je l’ai fait de nombreuses fois avec des hommes, et bien même moi j’ai du mal à me dire que j’aime les plaisirs homosexuels… je préfère me dire que j’aime le sexe voilà tout, le sexe sous toutes ses formes »

- « qu’est ce que vous pouvez être compliqué vous les hommes ! » à ces mots Miss Rosa se mit à éclater d’un rire chaleureux, plein de bonne humeur. Jo quitta la cuisine pour vaquer à ses occupations.

 

Miss Rosa, connaissait bien Frédéric, c’était un garçon fragile, sa sœur jumelle avait été la première à naître et avait toujours joué le rôle de leader dans le duo qu’ils formaient tous deux depuis les premières minutes de leur vie. Elle était en quelque sorte le jumeau dominant sur lequel Frédéric se reposait constamment. C’était elle qui prenait les décisions, qui avait toujours choisi leurs jeux. Rosa les avait même entendu se disputer quelques fois au sujet des rares flirts de Frédéric. Un jour, Frédéric, dans un moment de déprime, avait confié à Rosa qu’il n’avait jamais couché avec personne et qu’à chaque fois qu’il trouvait une fille sympa, sa sœur lui expliquait que ce n’étaient que des connes superficielles qui n’étaient pas faites pour lui. Tant et si bien que sous son influence, les flirts de Frédéric ne duraient jamais plus de quelques jours. C’est peu de temps après cet aveu d’impuissance que Rosa décida d’initier son bien aimé Frédéric aux plaisirs de la chair. Frédéric s’était prêté à tous ces jeux, mais elle voyait bien qu’il lui manquait quelque chose. Jusqu’à présent elle avait toujours pensé que la relation particulière que Frédéric entretenait avec sa sœur était la source du problème. Elle s’apercevait aujourd’hui, que ce qui lui manquait c’était des hommes, et rien d’autre.

 

Rosa décida d’attendre le retour de Frédéric dans le hall de la maison, elle savait qu’il ne tarderait pas à rentrer. Il ne s’éloignait jamais très longtemps de Sonia, et comme cela faisait une heure que Sonia était seule à explorer la cave voûtée à la recherche de cette mystérieuse clef, Frédéric à coup sur serait là dans quelques minutes. Autant mettre à profit ce temps d’attente pour chercher cette clef. Après tout, sans être vraiment motivée la seule perspective d’être la détentrice d’un trésor que tous convoitaient sauf elle était en soit un véritable rêve de petite fille. Peu lui importait le contenu, du moment qu’elle se prenait au jeu. Miss Rosa se mit à regarder au fond des tiroirs du secrétaire disposé à proximité de la porte d’entrée, elle se pencha pour vérifier le contenu du tiroir le plus bas. Vu de derrière le cul de Miss Rosa offrait un spectacle splendide, un cul bien large, accueillant, omnubilant… et Maître Torti ne voyait que cela en descendant les escaliers, il venait de raccompagner Danielle dans sa chambre. Cette petite bourgeoise s’était montrée finalement digne des pratiques de son défunt mari. Maître Torti se disait qu’il était dommage que son ami Adrien n’ait su profiter des pré-dispositions de sa femme. Mais bon, dans un couple il y a parfois des limites que l’on ne préfère pas franchir afin d’éviter d’avoir à remettre en cause des années de vie commune. C’est sur ces pensées qu’il vit Miss Rosa penchée la croupe bien saillante, un cul bien rebondi, un véritable appel à la plus pure débauche. Rosa ne l’avait pas entendu arrivé et continuait à fouiller tranquillement remuant doucement son popotin au rythme d’une chanson fredonnée.

-« alors Miss Rosa cherche la clef du coffre ? »

Rosa sursauta légèrement, elle allait se relever pour faire face à Maître Torti lorsque ce dernier d’un ton sec et impérial lui dit de ne pas bouger

-« Bien Maître Torti, comme il vous plaira » elle savait très bien ce qui allait se passer. Ce n’était pas la première fois que son cul la trahissait, il suffisait souvent qu’un homme y dépose un seul regard pour que dans les minutes qui suivent il se mette à exprimer son désir de la sauter. Son cul avait somme toute un petit côté envoûtant.

« Laisse toi faire… tu as vu comme ta patronne m’a sacrément chauffé tout à l’heure dans la cuisine ? » Tout en lui parlant, Torti était en train de relever lentement sans robe.

- « oui Maître Torti, ma maîtresse est en fait une vraie salope, elle cachait bien son jeu ! »

- « là j’avoue que tu es dans le mile, je ne pensais pas qu’elle serait si facile à conquérir… si j’avais su… En attendant, je n’ai pas vraiment pu me satisfaire et je crois que ton petit cul d’esclave tombe à pic »

- « oui Maître, faites ce que vous voulez avec lui »

- « bien, très bien… mais… tu ne portes rien ! serais tu une grosse coquine ? »

- « bien plus que cela Maître, pour Monsieur Adrien ainsi que pour tous les hommes qui venaient à la maison, je devais me tenir prête à satisfaire les moindres désirs de ces messieurs, c’est en quelque sorte une habitude que la disparition de Monsieur Adrien rend bien triste »

- « je vais remédier à cela, ne t’en fais pas ! »

302368875-c7276be889.jpg Maître Torti venait à l’instant de déboutonner son pantalon. Rosa, sentais déjà un sexe bien dur se presser contre sa rondelle toute rosée. Son cul était habitué aux pires outrages, et finalement si elle avait du rester des mois sans baiser, la première occasion venue aurait été sans aucun doute de satisfaire en premier l’œillet tout frippé qui lui donnait de si fortes sensations. Elle s’était tant de fois faite littéralement défoncée que le temps des petits plaisirs étaient depuis longtemps révolu. Il lui fallait du costaud, du gros, du lourd ! Elle avait besoin de se sentir absolument remplie pour aboutir à la jouissance.

 

Torti titillait de sa queue l’entrée convoitée, avançant le buste par petit coup pour le retirer dans un mouvement identique. Il en profitait pour la détailler. Jusqu’à présent il n’avait jamais pensé à se faire la bonne, quand Adrien l’invitait pour ses soirées spéciales, le choix était tel qu’il ne regardait pas vraiment le petit personnel. Ce cul était majestueux, surprenant de fermeté, de loin on aurait pu penser qu’il s’avèrerait flasque, mais au toucher, aucun doute il appelait la fessée. Miss Rosa était au naturel, contrairement à sa maîtresse, elle préférait maintenir une pilosité abondante. C’était son petit côté nature, un peu candide, et puis cela n’avait jamais déplu à personne. La raie culière de Miss Rosa était hérissée ça et là de quelques poils. Maître Torti n’appréciait en général pas beaucoup, mais il avait dépassé depuis longtemps le stade des chipoteries, il lui fallait ce cul et il le possèderait tout de suite ! Et c’est sur cette réflexion qu’il pénétra promptement l’anneau disgracieux. Sa queue pénétra entièrement sans aucune résistance, il en fut quelque peu surpris, il préférait les petits culs bien étroits à enfiler doucement, à écarter petit à petit, mais au point où il en était… et puis les râles de Miss Rosa lui rappelèrent comme il était bon de donner du plaisir. Il se mit donc en train, puisque Rosa ne faisait aucune résistance autant y aller bon train. Les allées et venues du sexe gonflé à bloc de Maître Torti venaient à chaque assaut buter au fond de ce puits sans fond. Et à chaque fois Miss Rosa laissait échapper un râle toujours plus grisant.

 

Le ténor du barreau méritait bien son titre se disait Miss Rosa, sa queue est belle, bien grosse comme je les aime.

« Ah que c’est bon Maître, continuez à me pistonner…. Là comme ça…. Bien profond…. Plus fort…. Oui…. Oh….. oh…… oui…., Mmmmmaître… »

 

C’est à cet instant que Frédéric pénétra dans cette maison qui depuis la lecture de la lettre ressemblait beaucoup plus à un bordel qu’à une demeure respectable. Adrien, avait bien réussi son coup ! Maître Torti s’arrêta dans l’instant, la jeunesse de Frédéric le gênait, Frédéric n’avait pas pris part à la recherche de la clef. La lecture du jeu testamentaire l’avait laissé complètement impassible, et finalement avec le fils d’Adrien, Maître Torti n’avait jamais vraiment été à son aise.

 

C’est finalement Miss Rosa qui décida de rompre le silence dans lequel le grand hall s’était glissé.

-« Ne vous en faites pas Maître Torti, Frédéric n’est pas prude, je l’ai moi-même initié à beaucoup de choses sans jamais réussir à vraiment l’intéresser aux choses de la vie, n’est ce pas Frédéric ?

-« Oui c’est vrai ma petite Rosa » le ton employé par Frédéric pour s’adresser à Rosa était très doux, très affectueux, on sentait que Rosa et Frédéric entretenaient depuis longtemps une complicité très amicale. « Je l’ai d’ailleurs souvent regardé faire l’amour avec de nombreux hommes, et finalement ce que je viens de voir me rappelle un peu mes souvenirs d’adolescence quand je pouvais regarder mais pas encore toucher »

Maître Torti se sentait déjà un peu plus à l’aise, il commençait déjà à imaginer la façon dont il pouvait profiter de cette aubaine… il se disait que ce cul pouvait certainement recevoir deux belles queues dans son antre, et facilement en plus !!! Tout à ses pensées, il ne vit pas que Miss Torti s’était saisi d’une petite corde en chanvre qui traînait dans le tiroir ouvert.

-« Maître Torti, vous avez bien dit que personne ne devait s’opposer à qui que ce soit tant que la clef ne serait pas retrouvée, n’est ce pas ?

-« euh… et bien oui… Miss Rosa… pourquoi ? » Miss Rosa jubilait, l’un des plus célèbres avocat de la région ne la voyait même pas venir avec ses grands sabots.

-« alors parfait tendez moi vos mains, c’est désormais à vous de vous laisser faire, allez plus vite Maître ! » Maître Torti était bien contraint d’obéir en bon juriste il ne pouvait fouler une règle dont il était lui-même le garant. En quelque secondes le tour était joué et les mains liées.

-« Frédéric, s’il y a un plaisir auquel je n’ai jamais pensé t’initier c’est celui des tentations homosexuelles, et je me dis que j’aurais peut être du te le proposer depuis longtemps. Voilà… Maître Torti est à toi, et comme tu l’as entendu, si tu le désires, il est dans l’obligation de satisfaire à toutes tes exigences »

 

Maître Torti était blême, s’il y avait bien une chose qui ne le tentait pas c’était bien ça ! Il n’avait jamais laissé aucune femme s’approcher de son anus encore vierge, alors un homme !!! Cela le terrorisait, il avait fait crier et pleurer tant de femmes sans vergogne qu’il avait bien trop peur qu’on lui fasse subir le même sort. Il tenta en vain de protester, mais Miss Rosa lui rappela clairement les règles de cette particulière chasse au trésor. Elle conclut son rappel par une claque magistrale sur le fessier de l’avocat.

-« de toute façon tu n’as pas le choix, finit les « Maître » par ci et les « Maître » par là, c’est moi qui ait pris la main, alors mets toi à quatre pattes , tes mains bien devant et ton cul bien en l’air ! compris ?

-« non, non, je ne peux pas, s’il vous plait, non » l’avocat était pris de panique, mais devant le silence et le regard désapprobateur de Miss Rosa, il se résigna petit à petit. Le regard de Miss Rosa était dur mais attendrissant, on eu dit une mère qui contrainte de corriger l’un de ses enfants turbulents éprouvait quelques regrets à devoir être à ce point sévère.

- « allez, en position ! » Maître Torti s’exécuta lentement, le regard perdu, le corps reclus »

 

Frédéric n’avait évidemment perdu aucune miette du spectacle offert. Sa nounou lui faisait cadeau d’une expérience si souvent désirée et si souvent refoulée. Il aurait du être nerveux pourtant non, il était bizarrement calme alors que tout à l’heure un simple premier baiser échangé avec ce jeune homme qu’il convoitait depuis des semaines l’avait profondément troublé, à tel point qu’il s’était conduit gauchement et s’était presque littéralement sauvé après ce tout premier baiser. Mais là, non. Juste une envie de se lancer sans réfléchir. La présence de Rosa n’était sans doute pas étrangère à cet apaisement. Elle avait toujours su être là pour lui, et encore une fois elle lui ouvrait la voie….

 

- « Alors, mon Frédéric, que décides tu de faire de ce petit cul d’avocat ? »

 

 


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Vendredi 11 janvier 2008

Aujourd’hui je ne rêve plus, tu es entrée de plein pied dans ma réalité. Le hasard d’un déplacement a fait d’une vague discussion une rencontre espérée de part et d’autre. BOUM, en plein cœur, elle souhaite me rencontrer, mes textes l’ont ému…le pouls s’accélère, sensation oppressante, là autour de mon coeur, difficulté à respirer, est ce simplement possible ? Comment se peut il qu’une telle femme puisse désirer me voir ? Encore une fois j’entre dans le monde des possibles. Elle dit avoir « beaucoup apprécié tout ce que j’ai pu écrire », elle qui a libéré ma plume. Elle se « souvient de certains messages qui l’ont émue »… Voilà elle me donne son adresse, ses coordonnées… sans masque elle se dévoile simplement, naturellement. Elle qui a tant de succès sur la toile, elle qui a offert aux lecteurs que nous sommes un espace convivial devenu incontournable. Et moi dans tout cela ? Que dois je faire, accepter, refuser… que se passera t il ? De quoi allons nous parler ? Allons nous seulement parler ? Que sera ma vie après… faudra t il a nouveau tout reconstruire ? Si le barrage cède, comment résister à la vague ? Après tout n’est ce pas moi qui lui ai tendu la perche ? Si, bien sur, « Fut un temps où j'aurais certainement fantasmé à l'idée de pouvoir te rencontrer en chair et en os... quoique ce temps n'est peut être pas tout à fait révolu », voilà ce que je lui ai dit tentant le diable, testant par ces mots pas si innocent l’existence d’une relation qui pourrait être.

 

Alors oui, finalement pourquoi résister, pourquoi avoir peur ? Peur de quoi au juste ? Peur de déplaire, peur de se sentir maladroit ? Peur de n’être que moi-même et non celui qui se cache derrière son clavier ? Crainte de ne plus pouvoir magnifier les mots, juste être moi avec elle. Je suis dans la voiture, j’avale les kilomètres distrait pendant tout le trajet par sa pensée. Je crains qu’une rencontre ne me propulse dans un ouragan que je ne saurais maîtriser. Je suis tenté de la voir, je crois que je suis tenté de la séduire tout simplement car je désire pertinemment qu’elle me séduise. Evidemment je ne fais que rêver, alors à quoi bon se confronter à la réalité ?

 

Me voilà dans ma chambre d’hôtel, la rencontre, s’il y a rencontre se passera demain. La nuit risque d’être longue. Déjà je l’imagine là avec moi… il suffirait qu’elle frappe à cette porte, je lui tends la main, l’invite à rentrer. Elle dépose sa main dans la mienne, une main aux ongles longs, paré d’un rouge chaleureux, plusieurs bagues illuminent ses doigts d’un or pur. Tout de suite électrique, elle fait quelques pas, je referme la porte, elle me regarde avec un sourire franc, un peu gêné peut être. Je n’ai pas lâché sa main. Je m’approche, me rapproche, passe ma main dans ces cheveux mi longs et l’embrasse délicatement comme l’amant d’une première fois. Je me recule légèrement, son regard trahi une légère surprise, mais le sourire est toujours là, plus doux que jamais.

 

J’imagine ce monde des possibles, je fais passer une par une des perles de nacre dans un fil imaginaire. Chacune de ces perles représente un monde de possibles… Cette fois je l’ai rejoint dans sa boutique, j’arrive, elle est occupée avec une cliente, ce qui me donne le temps de la détailler. Elle est vêtue d’une jupe de lin simple dans les tons ocres, un chemisier sans manche assorti avec un léger décolleté, ses jambes ne sont pas contraintes, une ouverture met en valeur la couleur de sa peau satinée, caressée par un soleil généreux. Des images me reviennent, je sais qu’elle ne porte parfois pas de culotte, je cherche à en juger, oui c’est possible, je ne vois nulle trace en surimpression, l’a-t-elle fait juste pour me provoquer ? Cela ne m’étonnerait pas après tout, en tout cas je l’imagine avec beaucoup de plaisir et mon visage s’illumine d’un sourire discret. Nos regards se croisent à cet instant, je sais qu’elle a deviné qui je suis, elle me répond, ses yeux reflètent une lueur que je crois mutine. La cliente est partie, je me présente, nous engageons la conversation. Finalement le courant passe facilement, les mots viennent naturellement, à peine 10 minutes que nous discutons et déjà les sujets se font plus intimes. Je lui parle de ces  textes, des effets qu’ils ont eu sur moi, d’un air faussement détaché sur le ton de la plaisanterie je lui dit que j’ai souvent rêvé caresser son corps, titiller ses anneaux, je lui glisse d’une voix basse qu’il m’est même arriver de désirer la posséder, la fesser ! Silence, elle ne répond pas, je rougis mais ne sais que dire, je la vois se diriger vers la porte du magasin, je comprends que je suis allé un peu trop loin. Mais au lieu d’ouvrir la porte pour me montrer la sortie, elle la ferme à clef en retournant le petit écriteau « fermé ». Je n’ai plus redit un mot depuis ma dernière déclaration, elle se dirige vers moi, passe sur mon côté me regarde déterminée et me glisse au creux de l’oreille « je m’offre à toi, suis moi ».

 

Nous allons passer de l’autre côté, je rassemble le peu d’assurance qu’il me reste pour tenter de faire bonne figure, je sais être capable de beaucoup, je dois composer un visage, un personnage, je n’ai que quelques secondes pour cela. Mais que vais-je faire ? Certes j’en ai rêvé toute la nuit, mais sans y croire. Ce personnage je ne l’ai jamais joué. Elle marche devant moi, nous nous dirigeons certainement derrière l’arrière boutique, au calme, loin de tout regard. Cette fois je sais qu’elle est nue sous sa jupe, elle m’attendait et elle savait précisément où elle voulait m’emmener dès le début. La Salope ! et moi qui depuis plusieurs jours suis complètement englué dans mes atermoiements ! Son cul me saute subitement aux yeux, elle balance ses hanches ostensiblement, féline et absolument féminine voilà ce qu’elle est, une chatte en chaleur et moi un mâle en rut. Je dois me dominer, je vais la dominer. Je prends les choses en main. Je l’appelle, elle se retourne d’un air quelque peu interrogateur, s’arrête, figée. Elle doit penser que j’hésite à la suivre. Elle se trompe, j’ai fait mon choix. Je fais quelques pas, mon visage s’approche du sien, je la regarde intensément, je sens son souffle m’envahir, son parfum m’envelopper, l’intimité s’est faite, ça y est le contact est noué. Je lui fais face, l’une de mes mains se pose sur sa hanche gauche, je vois qu’elle sourit, rassurée sans doute de me voir entreprendre les prémices d’une balade exaltante, je remonte ma main, dépose l’autre à l’opposé, rapproche mes lèvres des siennes. Son rouge à lèvre me toise, il me provoque, tu vas voir… Ma main est désormais dans ses cheveux, je sens sa poitrine contre moi… souvenir… je l’ai vu harnachée, pincée, tiraillée, percée, ornée, qu’elle était belle cette lourde poitrine ainsi torturée, des chaînes, des pinces, des anneaux… ses lèvres laissent passer une langue délicieusement humectée, sa langue est prête à faire les présentations d’usage. Je choisi ce moment pour affirmer ma prise sur sa nuque, je saisis une poignée de sa chevelure châtain foncé, presque brune, stoppant fermement l’élan qui la poussait à unir nos lèvres. Je ne dis toujours rien, j’ai l’impression que le temps est suspendu, je lui souris, elle me répond plus mutine que jamais, cette fois c’est mon visage qui parcoure les quelques centimètres qui séparent nos lèvres, sa langue tente une nouvelle sortie, en vain elle ne peut m’atteindre.

 

J’ai mon scénario en tête, je n’ai plus qu’à suivre ce que me dicte mon nouveau personnage. Ma prise est assurée. Deuxième attaque, cette fois verbale « Je peux savoir où tu vas ? » Je crois qu’elle ne sait plus trop sur quel pied danser, elle se met à bafouiller légèrement, elle sent qu’elle est en position de faiblesse, je viens d’allumer la mêche, elle sait qu’elle ne peut que s’enflammer, il n’y a rien à faire, pas de lutte, ni d’issue. Ce n’est pas tant le rôle que je joue qui la condamne, non, c’est ce qui brûle en elle, elle et personne d’autre. Elle me répond toutefois, « nous serons plus tranquille dans la remise, pourquoi… tu ne veux pas ? », une voix hésitante à l’opposé de cette voix chaude qui avait accompagné son invite. Elle renonce au contrôle, sa voix me rappelle celle d’une petite fille, étonnant pour une femme de plus de 20 ans mon aînée. Cette pensée me plaît plus qu’aucune autre. « Mais tu crois quoi ? tu crois que je vais te sauter ? Là ? Comme ça ? Sur le pouce ? Simplement parce que Madame le désire ! » A peine fini mon reproche qu’elle me répond un « oui, pardon Raphaël, vous avez raison ». Je suis assez surpris par la facilité avec laquelle Christine endosse ce costume face à moi qui ne suis qu’un quasi inconnu, elle me vouvoie et par là même m’incite à fouler tous mes tabous.

 

J’essaie toutefois de cacher mon étonnement au mieux. Je dois poursuivre pour ne pas rompre ce qui me semble relever d’un enchantement tout à fait aléatoire, elle se donne, je dois donner le change. Je relâche ma prise, nos deux corps restent en contact, elle se redresse les yeux dans le vague, prête à aller jusqu’au bout. « Je veux que tu ailles te mettre derrière ton comptoir de paiement de façon à regarder vers la vitrine chacun des passants qui traverse la rue, tu remonteras ta robe sur tes cuisses de chienne » j’ai hésité à prononcer ce mot, il me semble déplacé, cela ne me ressemble pas, pourtant elle ne paraît pas choquée. Je dois m’en assurer, file directement à son entrejambe en passant par la ceinture élastique de sa jupe de lin. Rien, aucun sous-vêtement, pas de poil, une peau douce qui appelle les caresses, presque attendrissante, deux anneaux magnétiques, mes doigts touchent enfin leur cible, un marais inespéré. Je ne peux plus douter de sa réaction, non aucun doute… beaucoup trop invitant pour ne pas s’y attarder… Christine s’accroche à mes épaules pour ne pas vaciller sous une onde de plaisir qui la fait chanceler, non sans mal elle articule « arrête, pas ici… »

 

1396788729-15b09d34f3-copie-1.jpg « Ne t’inquiètes pas, personne ne peut te voir, je te cache en partie et nous sommes derrière tes présentoirs, et puis tu n’as pas vraiment le choix, n’est ce pas ? » « ouiiii, vous avez raison » « Allez va te préparer, vilaine petite chatte ». Je la regarde se déplacer, contemplatif, serein. Elle ne correspond pas aux canons de beauté, pourtant elle est sublime, femme, oui femme, purement femme. Elle est belle ainsi soumise et résignée, prête à tout pour vivre ne serait ce qu’une petite once de plaisir. J’ai l’impression que son pas est lent, elle arrive derrière le comptoir, me lance un regard, comme une bouée pour un dernier sauvetage. Mais je la laisse naufragée, ses yeux glissent sur mon visage, j’ai envie de lui offrir un sourire réconfortant, de la prendre dans mes bras, de l’aimer tendrement comme chacune des femmes que j’ai connues. Elle ne sait pas à quel point je suis ému, là en cet instant magnifique, mon personnage est sur le point de quitter la scène avant le lever de rideau. Ses yeux se baissent vers le sol, elle se met en position, docilement, relève sa jupe, lentement, subtil effeuillage, me dévoile un cul bien large, un appel à toutes les orgies romaines ou grecques, orgies de tous pays, deux globes opulents, charnels, grivois. Elle pose une main sur le comptoir, puis la seconde, et enfin oriente son regard en direction de la vitrine. J’attends, je la laisse cogiter un peu sur la suite des évènements, qu’elle laisse aller son imagination fertile dans les directions que prendront ses pensées coquines. Je n’ai que quelques pas à faire, mais cela me semble une distance sans fin, enfin je suis là à ses côtés, mes mains parcourent la surface de ce cul fertile, je vais le cultiver, le caresser, le choyer, je n’oublies pas son antre, chaud, inondé, mes caresses remontent à la recherche de son clitoris, petit, presque insignifiant au toucher, pourtant paradoxalement réactif. Je reviens vers la face nord, mes doigts sont souillés, un parfum d’épice envahit ma sphère, odeur de souk, musc, ambre, cumin… je prends à pleine main son cul de débauche, « écarte les jambes ! soit une vraie pute ! » « oui, je suis une vraie pute ». Il n’en faut pas plus pour me déconnecter de la réalité, ma main s’abat promptement sur son cul, elle sursaute, se cambre d’avantage, appelle la fessée de tout son corps, je recommence, naturellement, instinctivement, première fois pourtant, j’aime ce son, CLACK, j’aime voir ses chairs onduler à chaque impact, CLACK. Trop facile, trop simple, je lui demande de faire quelques efforts d’imagination, je lui demande de me décrire les hommes et les femmes qui passent devant la vitrine, de m’inventer leur sexualité, nous partons dans un délire complet, elle se lache, les mots sortent en flux ininterrompus, elle me raconte des anecdotes toutes plus vicieuses les unes que les autres, je mets un point d’honneur à les ponctuer à chaque fois par une fessée qui fait monter la chaleur d’un cran. Nous délirons, le rythme de la punition est devenu presque ininterrompu, je décide de ne plus lui laisser de repos, mes deux mains sont en action, l’une sur chaque face, sur chaque mont. Elle, s’agrippant au comptoir, essayant en vain de préserver un visage neutre pour les amateurs de lèche vitrine. Quelques badots regardent la devanture, sans la voir semble t il. Dernier coup, dernière caresse, je vois son corps se crisper, sa peau décorée de frissons, son cul rougeoyant, son visage empourpré, ses mâchoires se crispent, et enfin en un râle magnifique son corps perds tout son maintien, elle s’accoude désormais, sa jouissance m’a surpris, elle me ramène à la réalité…

 

Ici dans cette chambre d’hôtel où la nuit devient longue… bien trop longue… je me lève décide d’aller prendre une douche pour me détendre un peu, trouver un peu de sommeil. Mais mon esprit encore drogué poursuit son rêve éveillé, et si les rôles étaient inversés, si c’était elle qui devait conduire la danse. J’aimerais qu’elle prépare mon cul de sa langue experte… oui… je l’entends… plus chienne que jamais « je vais m’occuper de toi mon chaton », glisse un doigt là où personne d’autre n’en a glissé… je suis dans la salle de bain, mon regard se pose sur le boîtier de ma brosse à dent… je le prends dans ma main… cette fois c’est à moi de jouir.

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