Jeudi 5 juin 2008
Ô Miracle,
15 jours sans pouvoir accéder à l'interface de gestion de mes pages
15 jours sans aucune explication d'over-blog
15 jours à adresser quelques mails toujours cordiaux sans jamais de réponses
15 jours à ne pouvoir ni publier, ni répondre à vos commentaires
15 jours à garder patience
15 jours à voir les amis subir le même sort
15 jours où quelques retrouvailles me sont passées sous le nez
15 jours à se demander s'il ne vallait pas mieux déménager

Je suis désolé de tous ces désagréments et pour éviter que tout ceci ne se reproduise un jour ici chez over-blog et bien j'ai fait le choix en début de semaine de déménager et de faire mes cartons une fois pour toute.

Je vous invite donc désormais à suivre l'adresse ci-dessous.
Sachez que ces pages ne disparaitront pas, je n'ai pas envie de perdre tous les très gentils commentaires que vous avez pu les uns et les autres laisser ici.

J'en profite pour tous vous remercier vous qui avez pris un peu, parfois beaucoup de votre temps, pour me laisser quelques commentaires :

 
Alain, Aliana, Amazone, Armandie, Ashtarte, Axelle, Boopsy, Betty, Cabaleiro, Cara Mia, Cassiopée, Céline, Charnelle, Chilina, Chimères, Christine, Cindy, Clara, Clovis, Crawy, Del et Man Domisoldo, E&S, Elenia, Elle, Elsa, Emma, Foldenvy, G., Hello2lu, Ile et Aile, Jo, Jo et Greg, Julie, Jolie diablesse, Julie et Mathieu, Kal, Kahina, Kinky, La Sorcière, Lady Naamah, Le webcameur, Les Godasses, Lilli, Lilly, Lilyon, Linette, Loli et Almost, Lova, Lui et Elle couple à nu, Luuna, Lydie, Madame Sorcha, Mamzelle Coccinelle, Mandoline, Maxime, Meghna, Mes mains ont la parole, Mina, Modimo, Multi Sourires,  Narracoeur, ncarole et bg, Nina et Eric, Nini et Yoyo ,Noir Bustier, Noir Intense, Orages, Petite Chrysalide, Plume libertine, Prune et Tom, Raf, Sandrine Coquine, Sandy, Sats, Simili, Sexiscomedy, Soleil de Juillet, Tania, Talons & Aiguilles, Tatiana, Titou, The holy sheep, Thomas, Volcane, Yzandrine

Merci aussi à tous les silencieux qui passent ici par hasard en coup de vent, qui s'y attardent peut être de temps à autres.

J'espère que sur ces pages vous aurez tous trouver un peu de ce que vous recherchiez, si vous voulez me suivre sur mes nouvelles pages... suivez le guide :

http://cadencesensuelle.canalblog.com


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Samedi 24 mai 2008

37

Encore tant de choses à vivre


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Mercredi 21 mai 2008
Montre moi l'indécente qui est en toi, écarte les jambes, bien en grand.

Te souviens tu notre seule et unique fois ? Toi chez toi, moi ici. Tu ne voulais pas me laisser faire, tu voulais à tout prix prendre le dessus. Moi je voulais jouer un peu, te montrer comme je pouvais souffler sur les braises qui sommeillaient en toi. Ces braises que ranimaient chacun de mes mots. Oui, à plusieurs reprises tu as tenté de reprendre la main, mais tu savais très bien que ce petit jeu serait vain, et tu as vite baissé le pavillon pour me laisser pénétrer pleinement dans ton antre. Je me suis approché de toi, calmement, sûr du méfait que j'allais accomplir. Je voulais déjà te posséder, aujourd'hui je le veux encore plus. J'espérais pouvoir me glisser en toi, entre tes cuisses, aux interstices de tes pensées. Qu'espérais tu de moi à cette époque ? Un amant de plus ? Un homme de plus à tes genoux ? Ou simplement prendre le plaisir qui t'étais offert ?.Moi je voulais que tu sois mon jouet, ma femme marionnette. Je tirais sur les fils au travers de cette toile qui a fait de nous deux amants perdus. Je voulais te prouver que je pouvais disposer de toi là tout de suite et sans attendre.

Oui garde les cuisses ouvertes, montre moi la source, ne me cache rien.

Ferme les yeux. Mon souffle se pose sur ta nuque, l'idée de ma présence t'électrise, convulsée en ton for. Je le sais. Tu le sais. Tu ne peux pas m'échapper. Toi, tu devais te dire que cet homme recélait quelques promesses. Tu étais curieuse de voir jusqu'où je te mènerais, jusqu'où tu serais prête à aller. Le chemin est long. Mais quel délice de prendre notre temps, de semer ça et là les petites pierres qui nous offrirons la jonction, connectés. Je glisse ma main dans ta chevelure cuivrée, glisse quelques impératifs en ton sein. Laisse toi faire. Laisse toi griffer. Donne moi ta main. Je la fiche sur ma queue. Dressée, fière et pourtant si fragile. Tes deux mains sur le clavier, tes jambes toujours écartées. C'est moi qui pose les mots, qui les fixe dans ton ventre. Je te pousse. Je franchis tes dernières défenses. Oui abandonne toi, tu n'as aucune autre issue. Une main sur ta hanche, je t'attire à moi. Contre moi. Tout contre. L'idée de me contrer traverse ton esprit. Mais mon souffle l'évente. Un rythme. Une chamade. Ton cœur. Un écho si connu que ta source s'inonde. Souviens toi de cette première fois. Celle où tu ne sais pas ce qu'il va advenir. Celle où toutes ces choses te paraissent si nouvelles. Mon rythme est conquérant, il me suffit d'un mot pour te conquérir à jamais. Viens. Un mot sans détour, et voilà tes lèvres qui m'ouvrent la voix. Humides, délicates, savoureuses. Je te tiens. Fermement.

Pose tes cuisses de part et d'autre du fauteuil, montre moi ton intime.

Une fois de plus, toi rebelle. Mais pas pour longtemps. Tu me joues ton cinéma de la vertueuse. La petite mijaurée. Non. Pour moi soit mon indécente. Pose ta main sur ta chatte. Ne fait rien d'autre. Concentre toi sur cette sensation. Une petite chaleur d'abord, une brûlure ensuite. Le piège est refermé. Et ni toi ni moi n'en possédons la clef. Aucun demi tour, un chemin tout tracé. Toi et moi. Ferme les yeux. Je reste là à quelques centimètres, je t'observe, j'aime te regarder. Sur le fil, prête à chuter dans les abysses de nos désirs. Ton parfum m'enivre, odeur de ton intime. Tu clames mon prénom, tes lèvres s'ouvrent à ma langue, tu réclames un baiser. Je suis tout proche. Une main sur ta nuque. Ouvre tes yeux, regarde mes lèvres, invitantes, saisissantes de réalité. Toujours plus prêt. A peine un cil entre nos peaux. Tu me succombes. Je m'approche encore. Te désarçonne. J'éloigne mes lèvres et maintien ma prise. Ton regard me crie. Moi je me rapproche de ta gorge, offerte, sans défense. J'y plante mes crocs, te vampirise, sauvage, torture brûlante. Je te tiens. Te voilà entre mes mains, en mon pouvoir.

Presse ta main contre ton sexe, de haut en bas, écarte, encore.

Je t'avais demandé de te mettre à genoux. Mon ordre ne souffrait aucune contestation. Je te voulais nue, crue. J'ai placé tes mains sur ton cul. Ecarte tes chairs. Toi tu te défilais, tu voulais caresser ton lac. Tu voulais te décharger du poids de mes mots, tu voulais te décharger. Je te l'ai interdit. Je défais tes agrafes et libère tes deux seins. Je dépose un baiser, un de plus, bien chaste, tu ne trouves pas ? Je vais te faire brûler à petit feu. L'idée me plait. Je veux prendre mon temps. Pour moi rien ne presse, le spectacle que tu m'offres n'est pas prêt de m'ennuyer. Je voulais mon tableau et savais les objets à positionner, les touches à imprimer. J'ai imprimé ton cul. Une belle marque, rouge, blanc. Quel beau contraste. Je te contourne, du dos vers ton visage, de ton cul vers ta gorge. J'enserre ton opalescence tachetée, ils sont lourds, doux et apaisant. Je les pince car je ne veux pas t'apaiser. Je veux des orages, je veux des éclairs, je les vois dans tes yeux, je les capte, te les rends. Tu me veux ? Non. Pas un mot de plus. Ce n'est pas le moment. Laisse cette tempête sourdre en toi. Laisse moi briser tes dernières attaches.

N'oublies pas je te veux indécente, écarte encore un peu plus, montre moi.

Je joins tes mains dans ton dos, belle position d'offrande, si sage en apparence, si assaillie en réalité. Je dépose ma main sur le bas de tes reins. Juste au dessus des deux globes. Ma marque est toujours présente. Il lui faut une symétrie. Voilà qui est fait. Surprise, tu as échappé un petit cri. Délicieux. J'aime. Ton regard me hurle de te prendre. Mais non, ce n'est pas ce que je veux. Je ne veux pas posséder ton corps. Ce que je veux c'est ton âme. Ce que je veux c'est toi sans atours, sans aucun artifice, je te veux brute, pure, crue. Cambre toi d'avantage. Je ne veux voir que la brisure de ta croupe. Offre moi cette féminité, si belle, si désirable. Ma main revient sur tes seins, je les caresse, doucement, délicatement. J'imagine poudrer ta peau de nacre d'un voile de talc. Oui, une geisha, ma geisha. Un bel O sur le bout de tes lèvres, précieuse, pointilleuse, dans les moindres détails. Une belle façade, je lis au travers, derrière ton apprêt, je devine tes rêves, décadents, envoûtés, délirants. Une extrémité que je veux t'offrir. Une profondeur que tu me donneras. Mes mains parcourent ta peau pour marquer tes deux pointes. Voilà que je tire ces deux petits embouts, vers le haut, divine déformation. Deux doigts comme une pince, deux mains comme une griffe. Douleur, exquise sensation, ma féline.

Caresse toi, écarte tes lèvres, montre moi tout, montre moi ce vide de tout.

Je t'entends murmurer mon prénom, à peine audible. Cette litanie m'honore, mi homme mi dieu. Je te faire perdre pied. Tu gémis. Je m'entête, je te fais perdre tête. Tout ton être conduit à ma perte. Je veux que tes mains restent jointes. Je veux t'utiliser à mon gré, selon ma volonté, je veux te dévoiler à toi, à moi comme au monde. Cette fois à moi de te présenter mon monde. Fier. Masculin. Doux. Satiné. Fantasmé. Dure. Ton corps entame un mouvement vers mon être. Non. Ne sois pas pressée, laissons encore mijoter, laisse moi encore te conduire vers cette clairière que je te dévoilerai en temps voulu. Tu pourras t'y étendre. Une condition, y rentrer nue de tout préjugé, quitter nos armures et n'avoir crainte de rien. Je te ferai boire mon intime, transparent, paille et or. Tu ne me refuseras rien, je te donnerai tout. Tu insistes, tu la veux, tu veux prendre cette belle queue tendue dans ta bouche. Bon prince, je m'incline, juste à portée de langue, impossible de la prendre en bouche, mais visiblement tu te satisfais de ce peu, voilà que tu te mets à me taquiner coquinement. Non finalement tu renouvelles ta supplique. J'aime ton supplice.

Ne change pas de position, garde les jambes bien écartées, je me délecte de toi.

Tu coules, tu te décomposes, un flot de chaleur, magnifique dérive. Je veux te vider du superflu. Une chaleur qui devient brûlure. Mais ce n'est rien. Tu ne sais pas ce que peut être une brûlure, une véritable brûlure, celle qui emporte tout sur son passage, celle qui dévore la terre, celle qui fertilise le monde, celle que l'on ne nomme pas, celle que je veux te révéler. Cette fois je m'invite entre tes lèvres, cela n'éteindra pas ton feu, au contraire. Je te laisse me sucer comme il te plait. Lentement. Complètement. C'est doux. Je me retire et je te vois pantelante. Tu me redemandes. Trop court n'est ce pas. Tu acquiesces faussement résignée. Encore me dis tu. Tu la veux. Tu veux la sucer. Tu veux t'en délecter. Point de non retour. Une véritable petite chienne. Crue. J'aime. Debout. Cette fois tu suis mon mot. Pose tes mains sur le bureau. Je n'ai rien d'autre à dire tu me présentes ton cul. Indécente. Mouillée. Ouverte. Jambes à demi écartée. Cambrée. Provocatrice. Tu veux jouer aux petites putes. J'aime.

Montre moi. S'il te plait. Montre moi ce mystère. Exhibe toi. Nue. Absolument nue.

Toi tu m'attends. Il te manque quelque chose, tu veux combler ce vide que j'aime tant regarder. Je me recule de quelques pas. Je reluque. Le vice au fond des yeux. Le sexe dans toutes mes pensées. Caresse toi. Nouvel ordre. Impératif. Cinglant. Tu passes tes doigts sur ta fente luisante, je les vois disparaître un à un. Un jour je te caresserai de l'intérieur. Je te retournerai. J'y enfouirai ma main. Et tu m'accueilleras en criant au monde ton plaisir d'être femme entre mes mains. Tu gémis. C'est exactement ce que je veux. Que tu gémisses, que tu ne calcules plus rien, que tu laisses rebondir chacun de tes gestes, libres, libérée, libertine. Tu me veux. Combien de fois me l'as-tu dit depuis que nous avons commencé ce jeu. Je ne m'en lasse pas et je ne m'en lasserai jamais. D'ailleurs je ne te demande plus rien, je n'ai plus rien à dicter. Tu es si bien mise ainsi sur tes rails que tu devances chacun de mes mots. Tu retires tes doigts de ton sexe béant. Un filet épais tombe à tes pieds. J'aime te voir ainsi liquide, viscérale, obscène. Tu les suces, les pourlèches, une chatte bien élevée. Gourmande, garce jusqu'au bout des doigts, un mot sur tes lèvres, prends moi ! Tu continues à te lécher. Assez ! Tu continues. Magistrale cette fois, rouge, cinq doigts dessinés sur ton cul. Assez j'ai dit ! Tu cries, tu halètes. Et toujours ce mot à tes lèvres. Viens ! Viens ! Prends moi ! Prends tout !

Ecarte ! Laisse moi passer ! Obscène, vicieuse, extrême, indécente. Montre moi !

 



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Jeudi 15 mai 2008



Je vous offre mes baisers

A vous de choisir ceux qui vous plairont

Ils peuvent être dans le désordre :

Rapides - Délicats - Caressants - Sensuels - Pêle mêle - Mélodieux - Odieux - Divins - Insistants - Tempérés - Résistants - Embués -  Ethérés - Equivoques - Volontaires - Aériens - Impératifs - Fidèles - Fraternels - Eternels - Elancés - Sédatifs - Fatals - Alléchants - Entêtants - Taciturnes - Uniques - Calins - Sincères - Esquimaux - Maladroits - Dociles - Illuminés - Lumineux - Heureux - Euphorisants - Sensitifs - Faciles - Luxuriants - Ambitieux - Eucuméniques - Mécaniques - Querido - Dominés - Décidés - Désirables - Affables - Fabuleux - Luxueux-  Copieux - Pimentés - Terrassants - Sensationnels - Elitistes - Hystériques - Rieurs - Fruités - Sucrés - Chocolatés - Téméraires - Fractionnés - Aimantés - Mentholés - Laiteux - Tendres - Drus - Rugueux - Guérissants - Sade - Décadents - Dansants - Salés - Légers - Généreux - Régénérants - Rageants - Gentils - Timorés - Récalcitrants - Transes - Suaves - Violents - Hantés - Hésitants - Epuisants - Puissants - Sans détours - Doux - Outrageants - Gémissants
- Sauvages - Assagis - Gisants - Emprisonnés - Esseulés - Emérites - Homériques - Ricochés - Chaleureux - Chastes - Hâtifs - Fondants - Dansant - Sentals - Talismans - Masculins - Impérieux - Rituels - Telluriques - Piquants - Entamés - Amoureux - Renversants

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Vendredi 2 mai 2008
Sauvagement. Fougueusement. Je t'ai mordu. Caressée. Comblée. Flattée. Ensorcelée. Bête sauvage. Affamé. A vif. Assoiffé. Dévoré. Dévorant. Ton sang. Ta vie. Ta peau. Ta chair. Tes pensées. Tes rêves. Sans trêve. Je veux tout. Je te veux. Je t'ai faite vibrer. Déséquilibrée. Déstabilisée. Désappointée. Entre mes mains. Avec ma langue. Selon mes désirs. Suivant mes vices. Révélation. Déflagration. Explosion. Je t'explore. T'assaille. T'assiège. Prise d'assaut. Investie. Piégée. Par tous mes mots. Par tous tes pores. Tu me transpires. Me rêves. M'espères. Enfiévrée. Maladive. Enragée. Je veux être ton remède. Ton médecin. Ta potion. Ton poison. Tu me bois. Me prends. Tu me veux. Pour toi. A toi. Je te veux. Par moi. A moi. Emotive. Féminine. Authentique. Offerte. Lascive. Lubrique. Chienne. Tendre. Femme. Je te malmène. Je te marque. Je te trace. Je te façonne. De mes baisers. De mes griffures. De mes coups. De mes reins. Je m'en imprime. Multiplie les épreuves. Chevauche les calques. Dessine mon œuvre. Au plus profond. Dans tes entrailles. Chevillé au ventre. Fiché au corps. Enfoui en toi. Matrice. Renaissance. Mon eau. Ma source. O. Ma catin. Ma belle. Ma lionne. Mon Elle. Je te vole. Te sape. T'envole. Je te viole. te cajole. Te mets en cage. Te libère. Te pacifie. Mon paradis. Ma plage. Mon désert. Personne. Toi. Moi. Personne d'autre. Et surtout pas chez moi. Surtout pas dans mon antre. Je te veux salope. Tu en veux d'autres. Je te les donne. Demande. Offrande. Consomme. Sers toi. Assouvis tes besoins. Mais ne désire que moi. Attente. Folie. Utopie. Mon Graal. Je boirais à ta coupe. Je lècherai tes lèvres. Je te ferai fondre. Je ferai couler ta mer. Tu te noieras en moi. Je te veux.

Photo : Billy Bofh

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Mercredi 23 avril 2008
Voici une texte que je dédie à mon Elle.
Elle me manque.
J'espère qu'elle me reviendra.
Je voudrais tant partager avec elle ce premier baiser au goût de truffe.


Ce texte est issu d'un ouvrage d'Hélène Darroze, l'un des plus grands chefs français de sa génération, ouvrage intitulé "
personne ne me volera ce que j'ai dansé".



Toute la nuit j’ai redouté la lumière du jour parce que je savais qu’à ce moment là je réaliserais que, la déraison passée, il faudrait assumer une relation qui serait condamnée par avance. Par les autres d’abord, pourquoi pas par nous un jour aussi.

Je me souviens de tout, de la lenteur de tes gestes, de la tendresse de tes mots, je me souviens d’avoir été étonnée par l’extrême douceur de ta peau, par tes cheveux fins qui glissaient entre mes doigts, par tes yeux sombres brillants de désir comme je ne les avais jamais vu et que pourtant je pouvais à peine regarder en face, peut être par peur de prendre entièrement conscience de ce que nous faisions.

Je me souviens aussi d’avoir été surprise au petit matin parce que j’étais heureuse d’être contre toi, que je ne m’étais jamais sentie tant à ma place dans les bras d’un homme et que j’aurais voulu que l’instant se fige, moi qui, la veille encore, me demandais comment habilement je pourrais te congédier.

Mais de cette nuit là au-delà des mots et des gestes, je me souviens de tes baisers, peut être simplement parce que lors de cette première intimité, je n’ai accepté de toi que tes baisers et rien d’autres, et que, patiemment, tu as respecté mon choix et ne m’as donné que des baisers. Toute la nuit tu m’as embrassé, jamais tes lèvres n’ont failli et aucune partie de mon corps n’a échappé à tes baisers.

Et tes baisers avaient le goût de truffe, de cette truffe blanche si rare que l’on trouve à Alba dans le piémont italien. Cela peut faire sourire, cela peut toucher à l’obsession gourmande, mais pourtant… Pourtant chaque fois que nos lèvres s’effleuraient, chaque fois que nos langues se mêlaient, je croquais une truffe d’Alba.

Est-ce parce que ce champignon est si rare ? est-ce parce que pour moi ce champignon est le summum du goût et qu’inconsciemment je l’associais à tes baisers qui me comblaient tant ? Est-ce que véritablement tu avais le goût de la truffe ? je ne sais pas. Mais même plus tard, je n’ai jamais retrouvé ce parfum sur tes lèvres, que pourtant tu me donnais toujours de la même manière.

De toutes les nuits que j’aurai passé dans tes bras, cette nuit restera pour moi la plus belle. Nous nous sommes aimés en contenant nos désirs, nous nous sommes aimés en nous respectant, nous nous sommes aimés le plus purement et le plus simplement possible. Notre plaisir a été sublimé par la retenue que nous y mettions.

Je sais que pour toi cette nuit restera gravée à jamais, tu en reparles si souvent. Je sais qu’elle a été à la fois souffrance et jouissance. Je ne sais par contre quel souvenir tu en garderas. Ce souvenir n’appartient désormais qu’à toi.

Quant à moi, je sais qu’avant tout ce qui me restera de notre première nuit d’amour est le souvenir de baisers délicieux au goût d’une truffe bien mûre.


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Mercredi 16 avril 2008
Si loin de ton ciel,
si loin de mon appel,
entends tu mon cœur ?
Entends tu ma ferveur ?

Nul ne part en guerre pour revenir solitaire.
Je saurai t'attendre.
Je saurai te prendre.
Je saurai te défendre.

Au delà des frontières,
je foulerai ta terre,
je tisserai ma toile,
un point pour chaque étoile.

Votre amant de toile.



(inspiration : Emilie Simon - Chanson de toile)


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Vendredi 11 avril 2008
Nous nous sommes vus aujourd'hui. Je t'ai plié à ma volonté et tu ne pouvais protester. Tu aurais pu le voir hier. Evidemment tu as pris soin de me le dire après. Dès fois que... Me l'aurais tu dis s'il était venu finalement ? Tu ne sais pas ! Et cette réponse me met en rogne ! Que me disais tu pas plus tard qu'avant hier ?

Il n'y a que vous, c'est si fort, si intense, je n'arrive pas à dormir sans rêver de vous, je n'arrive pas à travailler sans penser à vous, je brûle de vous, je me caresse en douce à l'idée de notre étreinte, j'imagine votre voix et je me mets à mouiller. Je n'ai jamais ressenti cela pour un autre. Chaque matin mon cœur bat de savoir si vous m'avez laissé quelques messages. C'est si nouveau, si neuf, jamais un homme ne s'est autant investit de moi. Jamais je ne cède à un homme. Mais avec vous je ne peux résister. Je ne peux jouer les garces, je suis incapable de ne pas vous répondre. Les autres je les fais marner, je les fais poireauter, je me joue d'eux. Mais Vous, non ! Vous faites partie de moi, j'ai besoin de vous !

Tous ces mots n'étaient ils que du vent ! Tu voulais le voir, tu le désirais ! Et oui, tu confirmes. Oui tu voulais baiser avec lui ! Oui ! Et encore Oui ! Tu ne voulais pas laisser passer deux années de lui pour quelques semaines de moi. Deux ans que vous vous tourniez autour l'un et l'autre. Deux années de reculades, deux années de feinte. Deux années à jouer au chat et à la souris ! Et moi ? 2 mois, 3 mois tout au plus ! Il connaît ton visage ! Il connaît ta voix ! Tu lui as donné ton téléphone ! Et moi ? Je n'ai rien de tout cela. J'ai subitement l'impression que tu ne me laisses que des miettes, alors que je veux tout de toi, absolument tout. J'enrage ! Je suis sur qu'il te connais dans les moindres détails. Je suis certain qu'il connaît ta chatte. Je suis certain qu'il l'a déjà vue béante, excitée, inondée. Et moi ?!! Je suis quoi ?

Vous êtes tout pour moi. Je ne veux pas vous perdre. Ecoutez moi, je vous l'ai déjà dit, et c'est vrai, je ne veux pas vous perdre, j'ai trop peur de vous perdre. Jamais un homme n'a autant compté pour moi. Avec vous je revis, s'il vous plait mon cœur.
Tu me dis que pour moi tu as hésité. Tu veux du sexe, tu cries ton besoin de sexe, tu es en manque et malgré cela parce que je suis là tu me dis que tu avais finalement décidé de ne pas t'offrir à lui. Tu voulais le voir mais pas baiser. Je connais trop les méandres du désir pour savoir que tu n'aurais pas su résister. Je sais trop ce que c'est que de ne pas avoir sa dose pour espérer te croire. Tu insistes, tu as peur, tu ne veux pas me perdre, tu ne veux pas que je m'éloigne.

Restez, je vous en prie.



Silence. Tension. J'accepte, furieux, mais j'accepte. Après tout tu voulais une queue, pas un homme. Mais tu ne t'en tireras pas comme cela. Tu n'as pas su effacer de moi l'idée que d'autres connaissent les affres de ton corps mieux que moi. Je voudrais que tu sois ma vierge. Vierge, absolument vierge, pure de tout autre mâle. Au lieu de ça, tu me blesses, tu me fais souffrir. Veux tu voir comme je ne supporte pas cette idée ?! Cette idée d'autres en toi, d'autres sur toi ! Je vais te plier à ma volonté.

D'un geste brusque, je prends tes poignets dans mes mains. Tu les connais caressantes, cette fois tu n'auras que de la pierre. Je serre. Tu voulais les bras d'un homme, viril, puissant, te voilà servie ! Tu me regardes, un regard qui me trouble, embué presque en larme. Pour un peu je me laisserai fondre. Tu le sais, un mot de toi et je me jette à tes pieds, un mot de toi et je te serre dans mes bras. Mais je sais que ce n'est pas la douleur que je t'inflige qui fait naître ces larmes, c'est la peur de me perdre que je sais couplée au désir qui ronge ta chair depuis si longtemps.

En cet instant précis tu me veux plus que tout. Rien d'autre ne peut avoir de sens, tu sais déjà ce qui va se produire, tu sais déjà que je vais te posséder. Je ressens ton désir. Je vais t'investir, t'assaillir, te pénétrer, te déchirer, te faire gémir. Je veux t'entendre crier. Je serre plus fort, un petit cri aigu s'échappe de tes lèvres. Une larme perle sur ta joue. Je la lèche, salée comme ta chatte. Je ne veux te laisser aucun répit, je veux te faire mal comme moi j'ai mal.

Tu es à moi et à nul autre, je veux que les autres disparaissent de ton passé, je te veux pour moi, rien que pour moi ! Tu ne ressentiras jamais la douleur que tu viens de m'infliger, mais je vais t'en laisser un aperçu cuisant. Je veux que tu comprennes l'ouragan que tu déchaînes en moi. Je ramène tes bras dans ton dos, mes mains toujours serrées autour de tes poignets. Nos corps se rapprochent, ton souffle se fait court. Je bande. Tu t'es joué de moi et pour le plaisir de ce jeu, je ne suis pas prêt de laisser passer cela. Putain d'excitation ! Je dois me retenir pour ne pas te prendre sur le champ. Cela te plairait, mais j'ai mieux pour toi.

Ton corps est tendu comme la corde d'un arc, tu feins de vouloir m'échapper mais ton entrejambe se colle contre le tissu qui cache ma queue dressée. Au fond, toi et moi nous devenons animaux. Animés par un instinct plus fort que tout. Je serre encore plus fort, au maximum, cette fois la douleur a du être bien trop forte pour toi, une plainte s'échappe du fond de ta gorge entrouvrant tes lèvres, je me jette sur elles, vorace. Et tu réponds à mon baiser par un baiser déchaîné. Ta langue cherche à forcer le passage. Tu veux me happer, prendre place en moi, je te mords.
Je suis fou de toi, complètement fou, absolument dingue. Mes mains ne lâchent pas leur étreinte, je t'entraîne vers la coiffeuse et te projette face vers le miroir, je te vois de dos, ton cul imposant, et je contemple ton visage, je n'y lis qu'une incantation muette : Baise moi ! Baise MOI ! BAISE MOI ! Je relève rageusement ta robe et te donne une claque bruyante et violente sur ton cul de chienne en chaleur. Surprise ta gorge projette une sonorité rauque, féminine, expression d'une brûlure fulgurante augmentant d'un cran supplémentaire ton désir de débauche. Je ne prends pas la peine d'enlever ta culotte, je l'arrache d'un geste avec une force que je ne me connais pas.
Aujourd'hui il n'y aura pas d'obstacle entre nous. Tu romps le silence pour me crier des obscénités. Déchire moi ! Donne moi ta queue, s'il te plait, donne moi ta queue ! Mon excitation est à son comble, je n'ai jamais vécu cela, j'ai l'impression d'être complètement abruti, un homme sans cerveau, un homme complètement possédé. J'ai baissé mon pantalon de toile, sorti ma queue absolument raide de toi. J'ai vu ton regard ahuri, tu m'as crié VIENS ! SALAUD !
Et je t'ai pénétré, j'aurais aimé te fendre, te transpercer de part en part. Et je t'ai pourfendu encore ! A chaque va et viens un nouveau mot, putain, catin, pute, chienne, salope, ma délurée, ma dépravée, ma chatte, mon obsédée, ma diablesse, ma sirène, ma fée, mon ange, mon cœur, jusqu'à l'orgasme moi d'abord, toi dans mon sillage. Je t'ai prise dans mes bras nous nous sommes chuchoté des merci sans fin ponctués de baiser sur les lèvres, le front, les yeux. C'était si fort. Je ne t'en veux plus, je me suis vidé de toutes mes peurs. Toi ma diablesse, toi ma lionne, ne m'abandonne pas, donne moi ton corps, offre moi ton cœur.


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Lundi 7 avril 2008
Mars, l'hiver est là. A l'approche du printemps il tempête son dernier souffle, plus glacial que jamais. Dans le cœur d'une femme : le printemps. Lui, s'est installé et ne cèdera pas au froid des terres de l'Est. De petits bourgeons éclosent déjà, toujours plus nombreux, toujours plus résistants, offrant à son visiteur une myriade de couleurs, premiers jets printaniers d'une saison vouée à l'éternité. L'offrande est intimiste, une femme, un arbre, un homme, un soleil. La femme se nourrissant de l'homme, l'homme s'abreuvant de la femme. La sève s'écoule sans perdre sa force, vigoureuse et magique. Autant de pensées semblables, autant de battements similaires, heureux d'avoir croisés leur chemin, un terreau d'où jaillira des fleurs aux parfums uniques.

Le cérémonial peut commencer, froid glacial dehors, chaleur enivrante en elle. La maison est vide. Elle est seule et peut enfin se consacrer à son amant de toile. Elle ne songe a rien, rien n'est prémédité. Poussée par une ferveur qui la comble chaque jour comme chaque nuit, elle pose sa main sur la fermeture de sa robe et glisse vers le bas. Le tissu s'échappe comme l'eau de source des hauts sommets, rafraîchissant la roche supposée impénétrable, dévalant les vals, dépassant toute retenue. La femme apparaît ainsi à son visiteur, parée d'une fine lingerie pour plaire à l'homme comme à elle. Des fleurs bleues lumineuses enveloppant ses seins, soulignant ainsi le balcon offert à la vue de son inquisiteur. Elle s'incline, prends la pose, joint ses jambes, pose les genoux à terre prolongeant l'assise. Image sensuelle d'une concubine s'offrant à son conquérant.

Sa peau s'irradie de la chaleur de cet homme, présence immatérielle. Elle abaisse ses paupières, incline la tête. Entrevois une pluie d'or fécondant mystérieusement ce qui vit en elle. La sensation est douce, l'esprit apaisé et le corps affamé. Il est son soleil, la lumière qui étreint si tendrement ses songes. Déployant ses rayons, moulant les courbes de cette femme fleur et fée. Le sortilège va s'accomplir, elle l'attend, offerte, à ses pieds. Son regard se pose sur elle. Elle le sait, elle le sent. Il n'y a pour eux aucune frontière, aucun monde qu'ils ne sauraient fouler ensemble. Il la découvre, la détaille. Ses cheveux, des fils de cuivres amassés sur l'épaule. Sa peau, opalescence ponctuée de rousseurs virginales. Son visage, harmonie radieuse renforcée par son grain de beauté. Ses épaules, stables, puissantes, conférant à sa ligne une assurance troublante. Une boucle d'oreille, soulignant la descente vers ses seins pour boucler le chemin.

L'offrande est belle, irrésistible. Il pose sa main sur sa peau. Chemine lentement s'accaparant sa douceur et provoquant dans l'instant une foule de frissons inaltérables. Elle, le visage toujours incliné, les yeux clos. Elle n'ose regarder de peur que sa présence ne soit qu'un rêve éphémère. Il se joue de cette crainte, rêve de ces longs cils sensuels, contemple le contour de ses yeux, quelques stries pleines de charmes. En cet instant, agenouillée, elle pourrait être soumise. Mais à ses yeux elle est plus que cela. Elle est femme. Attendrissante, captivante, envoûtante, féerique, mystérieuse et rayonnante. Elle s'offre à lui presque nue. Naturellement invitante, si intensément désirable. Il est temps de cueillir cette fleur printanière. Le semeur de songe s'agenouille à son tour, dépose un baiser sur les paupières de la fée. Un second sur les lèvres entrouvertes. Elle a su captiver le regard de cet astre. Elle est le reflet de son âme. Avec elle il est Homme. Avec elle il s'évade. Avec elle.

 


 

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Vendredi 28 mars 2008
Elle :

Si je vous murmure mon prénom à votre oreille, croyez-vous qu'il y résonnera, dans ce cœur ?
Croyez que vos battements cardiaques vont s'accélérer sous ma voix ?
Croyez-vous qu'ils se ralentiront en se laissant imprégner de mon parfum ?
Vos sens s'éveilleront-ils au point de faire exploser votre coeur ?

Etes vous jaloux de certains qui me font des avances ouvertement ?
Voudriez vous savoir s'ils m'ont contacté par mail ?
Croyez-vous que je discute avec eux sur msn ?
Pensez-vous que je me sois laissée aller à me caresser sous leurs mots ?
Vous imaginez-vous que je fasse l'amour avec eux au téléphone ? Qu'ils entendent ma voix rauque de désir leur murmurer les caresses que j'aimerai leur prodiguer ? Que je gémisse aux caresses qu'ils voudraient me prodiguer ?

heart-by-Lenoree.jpg Photo : Lenoree

Lui :

Vous serez ma conquise et vous deviendrez ma délicieuse soumise, le temps jouera en ma faveur, j'en suis sur. Croyez vous que je me laisserai croquer si facilement ? Pensez vous que je puisse envisager un seul instant vous laisser succomber à la voix d'un autre que moi ? Ce sont certainement des plaisirs que d'autres ont pu vous procurer, d'autres mots que les miens ont certainement du vous titiller. Je ne dispose pas du monopole en la matière. Mais aujourd'hui je vous sais à moi car votre intérêt et votre désir ne se nourrissent que de l'intensité d'une seule et unique relation, la NOTRE.

Si vous voulez qu'un homme atteigne votre coeur, vous me laisserez le champ libre.
Si vous désirez sentir votre coeur battre plus fort, c'est mon prénom que vous murmurerez.
Si vous souhaitez l'entendre battre la chamade, c'est ma voix que vous entendrez.
Seule ma caresse, seul mon parfum vous apporteront la réminiscence à laquelle votre corps aspire.
Et vous votre coeur tiendra t il la distance ?
Si c'est que vous attendez, je vous le donnerai et vous serez alors totalement à moi et à nul autre.

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